[Millevaux Sombre zéro] Barbaque !

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thomas munier
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[Millevaux Sombre zéro] Barbaque !

Message par thomas munier » 28 janv. 2020 10:01

BARBAQUE !

Buffet garni pour huit personnes dans un déroulé du scénario flash, punk et déglingo.


Le jeu : Millevaux Sombre par Thomas Munier, horreur post-apo forestière et sludgecore pour grandes personnes (un supplément pour Sombre)

Joué le 24/06/18 au Shakirail (atelier d'artistes auto-géré) dans le cadre de la tournée Paris est Millevaux 7

Image
(C) Thibault Boube

Vu qu'on jouait assis sur la pelouse, le truc de tourner les tuiles pour marquer les points de vie ne pouvait pas fonctionner. Alors quand un personnage était blessé, je lui demandais de plier un côté du papier (d'abord le côté "indemne", ensuite "Blessé", etc.). Ça a bien fonctionné.

J'avais un public assez varié, mais une bonne moitié n'avait que peu ou jamais fait de jeu de rôle. Mais je crois que le côté post-apo franchouillard décomplexé a trouvé un écho dans l'imaginaire de tout le monde. On se serait cru dans un disque de Renaud, mais bien rayé.

Le fait de jouer dans un (ancien) squat avec le décor ferroviaire a bien participé à nous mettre dans l'ambiance. Juste avant de s'installer, on s'est fait limite agresser par un énorme chat noir à moitié couvert de dreads qui faisait des bonds de trois mètres. Véridique.

Le joueur du personnage de Cambouis, je l'ai trouvé génial, parce qu'il avait un perfecto et un foulard rouge, donc bon, il se jouait presque lui-même dans ce Mad Max chez les bouseux dans la forêt.

Les deux plus jeunes joueurs (dix ans chacun) m'ont décrit leur perso, l'un comme ressemblant à Arnold Schwarznegger, l'autre comme ressemblant à Vin Diesel. Autrement dit pas du tout des personnages de films d'horreur comme on doit faire dans ce jeu, mais bon je n'ai pas voulu les brimer et puis au final leur description ne les a pas rendu plus puissants ou résistants quand il a fallu lancer les dés.

Leur père m'a signalé que j'étais gentil parce qu'ils avaient déjà joué tous les trois à Sombre Zéro avec Johan Scipion et avec lui on pouvait perdre ses trois points de vie d'un coup, tandis que moi j'en faisais perdre qu'un à chaque fois.

Disons que sans doute oui je suis trop gentil j'ai utilisé cette variante de règles, proposée par Johan, où les points de vie descendent moins vite. On manquait de temps alors je voulais éviter d'en perdre en recréant des personnages. Il n'y a eu que deux morts sur les huit. Mais je me suis permis qu'elles soient assez gore.

C'était assez agréable de jouer d'après le scénario écrit, c'est quand même sacrément reposant pour moi, et ça me laisse de la place pour improviser de nouvelles choses, notamment à la CB du pick-up on pouvait entendre un routier qui chantait un medley de Johny Haliday.

J'ai fait jouer la scène de l'attaque de l'église par les expiatistes en speed. Ils se sont acharnés sur Desireless, et vu le nombre de personnages, elle est vite tombée. J'ai décrété que ses trois sbires prenaient alors le fuite. Si j'avais eu plus de temps ou si j'avais voulu être plus horrifique, j'aurais boosté Desireless, j'aurais augmenté le nombre de sbires ou j'aurais éviter de les faire fuire.

J'ai produit un roleplay bien cracra avec Julio Essuie-Glaces. J'ai notamment dit qu'il planquait les clés du pick-up dans son slip. Un personnage les a extraites en utilisant ses essuie-glaces comme grappin. Fun !

Mais là j'ai préféré me laisser du champ pour les scènes suivantes. Ils sont partis sur la route, et le gentil Monsieur Clément a squatté le pick-up. Il a attaqué deux personnages en retrait lors du bivouac. Ce combat a un contre deux m'a permis de tuer un des personnages et de bien amocher l'autre.

Le truc de demander aux joueurs les motivations de leurs personnages pour prendre la route est intéressant. Y'avait deux joueurs qui visiblement avaient tout un plan dans leur tête, c'était rigolo et ironique vu que bon, cette route c'était surtout un boulevard vers la mort.

L'un des joueurs de dix ans prend le volant du pick-up pendant la nuit, et forcément il roule aussi vite que possible (hum, 80 km/h, c'est le mieux que pouvait le moteur et l'état de la route), et moi j'adore laisser les joueurs assouvir leurs mauvais penchants.

Forcément, il se fait surprendre par le troupeau de cerfs, rate son jet de chance (conduite) et c'est la collision. Une scène bien gore, qui justifie à elle seule le nom du scénario.

Tous les persos sur la plateformes sont blessés, et l'un d'eux, Cambouis, pousse son dernier soupir. Il révèle son secret à l'un des survivants : "En Saxe, tu dois trouver ce type, le Mécano, qu'il s'appelle... Il possède SIX canettes non décapsulées... Un vrai trésor ! Ce salopard me les a volées ! Alors tu vas le buter et les lui reprendre !". Magnifique ce last word de Cambouis.

Je finis en cliffhanger, au bout d'une grosse heure de jeu, sur l'arrivée devant la maison abandonnée. Les personnages ont juste le temps d'entrer, je décris les bols de soupe, les lits de différentes tailles...

et l'arrivée des ours-zombies !
Outsider. Énergie créative. Univers artisanaux.
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