[Systèmes Millevaux : Don't Rest Your Head] L'ange à travers les époques

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thomas munier
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[Systèmes Millevaux : Don't Rest Your Head] L'ange à travers les époques

Message par thomas munier » 06 juil. 2019 20:00

L’ANGE À TRAVERS LES ÉPOQUES

L’horreur et la perdition s’intensifient ! Quatrième opus de la deuxième campagne Millevaux solo multi-systèmes. Un récit par Damien Lagauzère.


Avertissement : contenu sensible (détail après image)

Le jeu principal de cet épisode : Don’t Rest Your Heads, de Fred Hicks, cauchemars ou nuits blanches

Parties précédentes de la campagne :
1. [Don’t Rest Your Head] L’ange perdu dans les cauchemars.
Damien Lagauzère nous offre un copieux exposé de sa façon de procéder. Dans cet épisode-pilote, un grand nombre de jeux et d’aides de jeux sont mis à contribution !

2. [Don’t Rest Your Head] La bête dans la caverne.
L’ange Corso fait parler la poudre dans cet épisode riche en monstres de toutes sortes, des plus anonymes aux plus sensuels.

3. [Don’t Rest Your Head / Cœlacanthes] La Maison Carogne.
L’Ange Corso finit par perdre le contrôle de son éveil… et va se confronter à un lieu cauchemardesque.

Image
Denis Colette, cc-by-nc-nd, sur flickr

Contenu sensible : agression sexuelle sur adulte et sur enfant


L’histoire :

Ce voyage à travers le temps est quasiment instantané. Pourtant, il ne laisse pas Corso indemne. Ce dernier, alors qu'il ouvre les yeux sur ce XXIème siècle qu'il regrette tant est en proie à une terreur panique. Il vient d'apparaître au milieu de ce qui semble être un magasin de jouet ou d'articles de collection pour geek. La boutique est fermée. Mais elle n'est pas déserte. En effet, à la croisée de deux rayonnages, un homme entre deux âges le fixe d'un regard glacial. Il le pointe du doigt et quatre Living Dead Dolls s'animent. Elles quittent le pentacle fraîchement peint au sol et se dirigent vers Corso. L'ange a l'impression qu'elles sourient. Il se met à hurler et s'empare de son marteau de guerre. D'un large geste, il balaie les poupées qui s'écrasent, désarticulées, contre le mur et tombent au sol, inanimées. Mais l'homme au regard de glace se met lui aussi à crier. Corso ne comprend pas ce qu'il dit mais se retrouve pieds au plafond, comme si la gravité venait de s'inverser. Puis, il tombe et... sombre...
Au terme de sa furie, Corso sombre. Jouer un cauchemar Cœlacanthes. Dans ce rêve, un ange de Blandine (Edes Alom?) ou un démon de Beleth intervient et utilise Rêve Divin/Cauchemar Mortel pour altérer sa mémoire. Jet sous OBSCURE pour savoir de quelle manière : J'ai obtenu 8.

6- : Un démon de Beleth (renégat?) le précipite dans un nouveau cauchemar Cœlacanthes. Cocher une case de Folie Permanente (-1 case de Discipline).

7 à 9 : Un démon de Blandine lui implante une information utile (tirage de cartes) dans la mémoire (+1 Épuisement).

10+ : Un démon de Blandine lui implante une information utile concernant un contact (au choix) dans la mémoire.
Corso ouvre les yeux dans la Maison Carogne. Il se rappelle. Il ne voulait pas se rappeler. Il se souvient de ce qu'a subi Camille... et de ce qu'il a subi alors qu'il était lui-même Camille. Il se rappelle aussi la machine à écrire. Il a détesté céder à son désir. Il se rappelle ce qu'il a vu entre ses mains quand il a relâché la machine-cafard... le visage de... Camille. Le sien, enfant ? La tête de sanglier empaillée au dessus du coffre du Père Carogne s'agite et tombe par terre. Sa bouche tremble. La bête tente d'articuler quelques mots. « Fais pire, au nom des Abysses. » Et Corso se souvient avoir fermé les yeux, tout en tenant entre ses mains le visage de Camille. Corso hurle. Il veut que ça s'arrête.
Soudain, il sent une présence. Il n'ose pas ouvrir les yeux. Il n'ose pas bouger. L'être s'approche de lui dans un bruissement de plumes. Il songe immédiatement à Edes Alom. Il songe... Oui, c'est ça ! Il rêve. Tout ça n'est qu'un rêve, un cauchemar et Edes, au service de l'archange des Rêves Blandine, vient le sauver.
Corso ouvre les yeux. Il est allongé par terre dans cette boutique. Il est seul. Il halète. Il transpire. Entre deux respirations, des flashs dans son cerveau : l’œil de Râ, creuser, les Masques, une main tendue.
Il reprend son souffle et finit par se relever. Il se dirige vers l'entrée de la boutique. La grille est baissée. Il lève son marteau et explose la grille et la vitrine. Une alarme retentit aussitôt.

Corso n'y prête pas plus attention que ça. Il se retrouve dans une petite rue qui s'ouvre presque tout de suite sur une place à sa droite. Au centre, une grande fontaine avec plusieurs statues représentant des hommes et des femmes dans un style antique ou renaissance.

« Bienvenue chez moi, Corso. Bienvenue à Nantes. »

Ce n'est pas la voix de l'épée-démon. C'est celle du Patient 13, de Demian Hesse.

Et maintenant, que faire ?

« On va chez moi. »

La main tendue serait donc celle de Demian Hesse ?

« C'est donc ici, l'appartement du Patient 13 ? c'est donc là que tout a commencé ?
Oui, non ! Techniquement, on pourrait dire que tout a commencé dans l'esprit de Thomas Munier, puisque c'est lui qui a créé Millevaux...
C'est donc lui qu'il faut abattre ?
Non, ce ne sera pas nécessaire. Nous allons procéder autrement.
Comment ?
Edes Alom est venue dans ton rêve.
Comment le sais-tu ?
J'étais là, Tad. J'ai toujours été là. N'oublies pas, je suis Demian Hesse, le Patient 13. Je suis le joueur et le créateur. Thomas Munier a créé Millevaux, mais c'est moi qui a créé ton Millevaux. Et je te conseille de ne pas tenter de m'abattre.
Bien. Que proposes-tu, Patient 13 ?
Examinons les indices que t'a donné Edes. L’œil de Râ et de masques, cela ne te rappelle rien ?
Si, bien sûr. Les Masques de Nyarlathotep. Mais comment puis-je savoir cela ?
Parce que, d'une certaine manière, tu es moi. Je suis le Créateur et le Joueur. Et toi, Corso, tu es le personnage, mon personnage dans mon Millevaux. Edes nous a lancé sur la piste de Nyarlathotep, le Messager des Dieux. C'est cette piste que nous allons creuser.
Mais comment ?
Commençons déjà par faire l'inventaire des informations que nous possédons. Et je crois savoir que tu as aussi en ta possession plusieurs sorts et rituels qui devraient nous faciliter les choses.
Tu crois savoir ? »

Demian Hesse, à l'intérieur du crâne de Corso, sourit...

Suivant le conseil du Patient 13, Corso a étalé devant lui les divers sortilèges et rituels qu'il a trouvé jusque là. Il y a des sorts d'invocation et de contrôle, de localisation ou encore permettant de connaître le vrai nom d'une créature angélique ou démoniaque. Il y a aussi ces rituels lui permettant de voyager à travers l'espace et le temps.
Son intuition lui dicte de chercher avant tout le Cruel Centipède. Il (ou elle) serait le 3ème Cavalier de l'Apocalypse, Pestilence. Et il aurait même rendu le temps malade. Aussi, Corso écarte du reste le sortilège de voyage dans le temps. La pestilence, la maladie, le temps. Il réfléchit. Il est au XXIème siècle. Dieu et Satan n'ont pas encore fui la Terre quitté à la venue de Shub'Niggurath. Mais il est déjà en route. Et Edes Alom l'a mis sur la piste de Nyarlathotep, le Messager des Dieux. Donc, déjà, les différents éléments de ce puzzle sont en train de se mettre en place.
Mais pour le compte de qui Edes a-t-elle agi ? Blandine et les autres archanges ? Ou alors, elle aurait rejoint une autre faction plus ou moins renégate ? Et côté démoniaque, cette maladie du temps serait-elle la conséquence des manigances de démons de Kronos et de Malthus ? En tant qu'inquisiteur, Corso tend à penser que s'il s'agit bien de démon, ce sont forcément des renégats puisque leurs actions ont provoqué la fuite de Satan. Mais Edes ne l'aurait pas mis sur la piste du Messager si elle avait été de leur côté. Alors, pourquoi ? De quel bord qu'elle soit, elle a quelque chose à cacher et Corso doit, veut, l'apprendre. Aussi, c'est elle qu'il va chercher.
Corso s'empare du sort permettant de connaître le vrai nom d'Edes. Il rassemble les divers éléments nécessaires à l'accomplissement du rituel, dessine le pentacle au centre duquel il s'installe après avoir disposé et allumé les bougies aux endroits mentionnés dans le parchemins.
Corso attend, les yeux fermés. Mais, un peu trop longtemps après qu'il a achevé de prononcer les derniers mots de la formule, rien ne se passe.

« Ne t'inquiètes pas, Corso. Ces sortilèges ne marchent pas à tous les coups. Et puis, tu n'es pas un sorcier. Tu manques de pratique. Et je n'exclus pas qu'elle soit protégée contre un tel sort. Sais-tu si elle porte une amulette ou un talisman ? »

Corso n'en a aucune idée mais il se rappelle l'amulette que lui ont donné ses frères et maîtres inquisiteurs. Il ne sait toujours pas à quoi elle sert. Est-ce le moment de le savoir ?

« Non ! Tu n'as droit qu'à un seul essai. Ne le gaspilles pas ! »

Corso range l'amulette. Il se lève et s'empare du rituel de localisation. Peut-être qu'il peut au moins savoir où elle se trouve.
Et cette fois, ça marche ! Corso est épuisé mais il sait où se trouve Edes Alom. Et elle se trouve... ici, à Nantes !

« Patient 13, ça ne peut pas être un hasard ?!
Si, Corso. Des fois, il y a aussi d'heureux hasards... »

Le sort indiquait précisément dans quelle partie des égouts il pourrait la trouver. Aussi, Corso rassembla ses affaires et attendit la nuit pour se mettre en route. Il la trouvera et la fera parler parler, par n'importe quel moyen.
De nuit et en cette période de l'année, Corso pouvait se rapprocher du centre-ville assez tranquillement. Mais plus il approchait, plus il devait se montrer discret. Aussi, avant même d'arriver en vue de l'église St Clément, il choisit de descendre dans les égouts et de se diriger vers les bords de Loire, là où il était sensé trouver Edes. Il tenait son marteau de guerre dans la main droite, pour se défendre, et l'épée-démon dans la gauche, pour qu'elle le prévienne d'un éventuel danger. Celui-ci prit d'ailleurs la forme d'un spectre. Mais Corso eut largement le temps de se dissimuler dans l'ombre et le fantôme croisa son chemin sans même le voir.
Il était presque 6 heures du matin quand il arriva là où le sort lui avait indiqué la présence de l'ange. Il ralentit et s'approcha prudemment. Un bivouac avait été installé dans une zone faiblement éclairée. Pour autant, aucune trace d'Edes. Soudain, un cri ! L'épée-démon !

« Au dessus !! Dans la rue ! Un cri ! La mort ! »

Corso comprit. D'une façon ou d'une autre, elle savait qu'il viendrait et elle l'attendait en haut. Il trouva une échelle et grimpa sans attendre.
Il avait conscience de son imprudence et pensait même se jeter dans la gueule du loup. Pourtant, il ne fut pas accueilli par un coup en sortant des égouts. Au contraire même. Edes était là. Elle l'attendait effectivement. Mais bien qu'elle soit seule, il sentait une autre présence. Il resserra sa prise sur ses armes.
Edes était là, sous la lumière d'un lampadaire. Elle tremblait. Non, son corps oscillait, se balançait de droite à gauche. Elle marmonnait...

« C'est la folie, la folie, la folie, la mort... Je ne peux plus rêver. Rêver tue. Le rêve tue. Rêver me tue. Le rêve est un miroir qui travestit la vérité. Ne plus rêver ou mourir. Chaque rêve est la fin du monde... »

« Patient 13, qu'est-ce que...
Je crois qu'elle est folle.
Folle ou non, elle parlera. »

Corso range l'épée-démon et se saisit de son marteau à deux mains. Dans un cri de rage, il se jette sur Edes. Mais, il est soudain pris d'un vertige. Elle aussi s'est mise à crier. Leur hurlement à tous les deux s'entrechoquent. Tout devient trouble.

Corso s'écoule au sol. Edes est sous lui. Elle hurle toujours mais ne bouge pas. Corso se lève. L'ange est toujours au sol, immobile et en train de hurler. Corso regarde autour de lui et reconnaît l'endroit. La Chambre Noire de la Maison Carogne !
L'espace d'un instant, il envisage d'écraser la tête d'Edes sous son marteau mais préfère finalement la laisser hurler. Il se dirige vers un des œilletons. Il cherche Camille.
Alors qu'il observe la scène, il se sent l'objet d'une forte aspiration. Il tente de résister. Il veut voir. Il veut savoir. Il résiste mais sait déjà qu'il va voir quelque chose d'horrible.

Camille est au lit dans sa chambre. La Mère Carogne vient le (ou la?) visiter. Elle porte un chandelier qu'elle pose sur la table de nuit. Le parquet se plaint sous ses pas. « Nous allons jouer à un jeu. C'est pour te préparer, mon enfant. » Elle déshabille Camille et lui introduit lentement ses longs doigts dans un orifice intime. Une fois qu'elle a assouvi son forfait, la Mère Carogne lea rhabille et repart.

Corso fait un pas en arrière. Il halète et craint de comprendre. Derrière lui, le cri est devenu sanglot. Il se retourne et, au sol, reconnaît Camille. Edes Alom. L'enfant martyr sera donc devenu un ange. Elle aura quitté ce monde cauchemar pour celui du Rêve. Mais, cela ne l'aura finalement pas protégé de la folie. Corso comprend également cette intuition qu'elle n'était pas seule tout à l'heure. Camille était là, avec elle. Et il se rappelle son propre cauchemar. Celui où il... L'a-t-elle vécu, s'en rappelle-t-elle ?
Corso tremble. Il se signe. Il n'ose s'approcher de l'ange. Il était prêt à la torturer pour la faire parler, mais maintenant...

« Réfléchis, Corso. Ce n'est pas le moment de perdre ton sang-froid. Rappelles-toi ce que tu es venu chercher.
Patient 13, je euh... Des informations.
Oui, concernant ?
Nyarlathotep, l'Apocalypse, les Cavaliers.
Corso, qu'est-ce que la folie si ce n'est une maladie ? »

Corso réfléchit. Edes le menait donc sur les piste de la Pestilence. La maladie. La folie est une maladie. Le temps est malade. Le temps devient fou. Edes est Camille, victime d'abus sexuel dans le monde cauchemardesque des Cœlacanthes. Et lui, lui aussi a abusé de Camille, en rêve, en cauchemar. La folie serait une maladie sexuellement transmissible ? Serait-il fou ? Serait-il devenu fou après avoir abusé de Camille-Edes ? Le temps serait-il devenu fou après qu'on ait abusé de lui ? L'espace d'un instant, il avait pensé que Camille représentait l'enfant qu'il n'était plus, l'innocence à laquelle il aspirait mais c'était Edes finalement.

Corso pousse un horrible hurlement. Il lève son marteau au-dessus de lui et l'abat sur la crâne d'Edes qui explose dans une gerbe de sang. Il se jette ensuite sur ce corps qu'il déshabille et abuse, espérant se débarrasser de sa folie, la transmettre à ce cadavre, le contaminer. Il hurle alors qu'il déchire ce corps qui, sous ses coups, devient tour à tour adulte et enfant.
Quand il en a fini, il se rend compte que, dans sa fureur, il a arraché les ailes de l'ange. Elles sont là, rouge sang, à côté du cadavre. Du crane fracassé, Corso voit alors un long et horrible insecte s'extraire du tronc cérébral en ricanant. Le Cruel Centipède. Corso se jette à terre, tentant de l'attraper.

Il se saisit du ver qui semble si petit dans son poing. Il le regarde s'agiter en ricanant et... l'avale !

Corso se réveille. Il est sur les bords de Loire. Un spasme le secoue. Il a envie de vomir mais se retient. Il se relève, titube et s'éloigne. Après quelques pas, il fait demi tour. Il se penche sur le corps d'Edes Alom. Il se saisit de ses ailes ensanglantées et les plante dans son dos. Il reste immobile quelques minutes puis tente, avec succès, de les animer. Il s'élève de quelques centimètres au dessus du sol. Il repose pied au sol et replie les ailes, ses ailes. Resteront-elles toujours rouges sang ?

Il est tant de faire son rapport à ses frères et Maîtres.

L'Encrier :

Maladie/Morbidité
Sort/Rituel
Folie/Aliénation
Victime/Martyr
Viol/Outrage
Messager/Annonciateur
Maison/bâtisse
Apocalypse/Cataclysme
Arbre/Forêt
Mort/Faucheuse

Conséquences :
4- : Corso est excommunié pour ses actes. On lui interdit de revenir. La panique créée par cette nouvelle favorise les attaques ennemies (Horloge du Mal +2).

5 à 7 : Les Inquisiteurs sont choqués par le rapport de Corso. Ils lui infligent comme pénitence de retrouver l'Habit Noir, de lui arracher des informations concernant l'ennemi puis de le renvoyer en Enfer. Au village, les nouvelles sont mitigées (Horloge du Mal +1).

8 à 10 : Les nouvelles sont plutôt bonnes (Horloge du Mal +0). Les inquisiteurs lui expliquent comment contenir et contrer l'influence du Cruel Centipède. Toutefois, il y a des risques d'effets secondaires.

11+ : Malgré l'horreur de ses actes, Corso a sans doute gêné les plans des Cœlacanthes. En effet, les Inquisiteurs ont connu une vraie victoire récemment. ils lui expliquent comment cracher le Cruel Centipède et le retenir prisonnier dans un récipient adapté. Celui-ci ne sera plus un problème (Horloge du Mal -2).


« Inquisiteurs, Exorcistes, mes frères, mes maîtres,

Ce rapport sera bref. La folie s'est emparée de moi. Je me suis rendu au XXIème siècle, dans la ville du Patient 13. Dès mon arrivée, j'ai dû faire face à un sorcier qui a usé d'un rituel pour me renvoyer dans le monde cauchemardesque des Cœlacanthes. Je me suis retrouvé à nouveau dans cette maison au fond des bois, là où le petit Camille a subi tant de malheurs.
Mais, je brûle les étapes. Tout est confus maintenant. Tout se mélange. Le Temps... Plus rien n'est à sa place dans le Temps. Le Temps est malade. Il est devenu fou ! Edes Alom ! Je l'ai de nouveau rencontré. Elle m'avait mis sur la piste de l'Annonciateur des Dieux Anciens. Je l'ai cherché. Je l'ai trouvé, dans les égouts. Elle est comme le temps, elle est folle.
Non ! Ce n'est pas ce sorcier qui m'a renvoyé dans cette horrible bâtisse, c'est elle ! C'est Edes Alom ! Là, j'ai compris. Moi qui pensait que Camille était l'incarnation de mon innocence perdue. Non ! Le temps s'est joué de moi. Camille, ce n'était pas moi. C'était elle ! Le Père et la Mère Carogne ont abusé de cette pauvre enfant. Et... et moi aussi ! Et nous l'avons rendu folle !
J'ai commis l'irréparable, mes frères, mes maîtres. J'ai tué Edes Alom. Mais j'ai vu ! J'ai vu, s'échappant de son crane, le Cruel Centipède. La Pestilence ! La maladie mentale ! Le 3ème Cavalier de l'Apocalypse. Et je l'ai attrapé ! Oui, mes frères et mes maîtres, je retiens prisonnier le Cruel Centipède ! Il est là, il est en moi. Je le retiens en moi car je l'ai mangé ! J'ai mangé la Pestilence ! J'ai mangé la maladie mentale qui rend le Temps fou !
Mes frères, mes maîtres, je suis... perdu. De mes conversations avec le Patient 13, il ressort que Nyarlathotep, le Messager des Dieux, n'annonce pas l'Apocalypse. Il EST l'Apocalypse. C'est l'Apocalypse qui est le prélude à Millevaux, le message annonciateur de la venue de Shub'Niggurath. La Pestilence est un Cavalier de l'Apocalypse, une partie du Message et du Messager. Et je l'ai mangé ! Et j'ai tué un ange, un pauvre enfant martyr innocent ! La Folie est une maladie. Le Cruel Centipède a infecté le Temps. Il l'a rendu fou. Il a rendu Edes folle. Il m'a rendu fou. Qu'allons-nous devenir ? Que dois-je faire ?

Mes frères, mes maîtres, j'ai retrouvé mes ailes mais elles dégoulinent de sang. Je prie. Que puis-je faire de plus. Dites-moi !

J'ai obtenu un score de 5. Les Inquisiteurs sont choqués par le rapport de Corso. Ils lui infligent comme pénitence de retrouver l'Habit Noir, de lui arracher des informations concernant l'ennemi puis de le renvoyer en Enfer. Au village, les nouvelles sont mitigées (Horloge du Mal +1).


Réponse de Thomas :

Encore merci pour ce nouvel opus !

A. Au début du CR, tu parles de Démon de Blandine. Blandine n’est-elle pas une archange ?

B. C’est bien mindfuck et en même temps très éclairant sur la première campagne, cette rencontre de ton perso avec toi-même, et cette référence à moi-même en tant qu’auteur de Millevaux:)

C. «  tu es le personnage, mon personnage dans mon Millevaux » : en effet, chaque joueuse crée un Millevaux différent.

D. Si on voulait suivre à la lettre les règles de Cœlacanthes, quand Corso regarde par l’œilleton, il aurait dû se retrouver projeté dans le corps de Camille.

E. Juste à titre préventif, on préviendra que « la folie est une maladie » est une citation à limiter dans le cadre de cette fiction où on se permet des raccourcis. Dans la réalité, les choses sont plus subtiles, et les cas de personnes neuro-atypiques injustement traités sous l’angle de la pathologie, ou les cas de comportements sociaux injustement psychiatrisés nous invitent à la prudence.

G. Je pense que pour ton final, des citations de l’Apocalypse de Millevaux tomberaient à point nommé:)

H. Au vu de ce que Corso inflige à Edes, on peut dire qu’il a pété un gros câble ! Il pense ainsi se purger de la folie, mais n’est-ce pas en fait une manifestation de sa folie ? Dans ce cas-là, ces actes ne l’ont pas du tout prémuni de futures crises, ils n’en sont que les prémisses.


Damien :

Et bien là j'ai pris des notes justement pour ne pas oublier les quêtes annexes ^^ et ça sera l’objet du prochain chapitre. Enfin, un des objets du prochain chapitre. Mais je pense qu'à l'avenir je ferai en sorte de les limiter. J'ai tendance à m'éparpiller et m'y perdre au final.

Oui, je voulais que cette 2nde campagne soit différente, dans un autre Millevaux mais quand même en lien. C'est donc le moyen que j'ai trouvé pour relier tout ça. Ce sera capillotracté pour beaucoup mais moi ça me plaît et évoquer l'auteur de Millevaux... disons que je me suis offert un clin d'oeil avec toute la finesse dont est capable Corso^^
J'aime bien le principe d'univers parallèle & Co. Le meta-jeux aussi, se jouer soi-même ou presque. Je viens de lire un brouillon de la prochaine version de Mantra. Ça fait envie quand même. Et visiblement ça se mixe avec Millevaux et la Trilogie de la Crasse. Je pense que ça devrait rendre bien ou, en tout cas, que je devrais bien m'amuser ^^
En fait, et je dis ça sans prétention hein, c'est ma façon à mo de jouer dans des ambiances à la Lynch, à la Burrough, tout en restant aussi dans un trip Lovecraft et Xfiles.

Pour le D. oui, il aura dû être aspiré. Mais je me suis autorisé un jet de résistance (réussi) car je voulais voir ce que ça donnerait et, d'une certaine façon, Corso voyait le coup venir car il s'était déjà fait avoir.
Pour le E, Bien sûr ! Ce sont les propos des persos, qui ne sont plus très nets eux-mêmes d'ailleurs et, surtout, qui tentent de faire sens en recollant les morceaux d'un puzzle des plus strange. Enfin, je ne sais pas si ça serait strange pour d'autres joueurs mais pour moi ça l'est ^^ donc, comme mes persos, j'essaye de recoller les morceaux, de faire sens pour pouvoir avancer. Et quand les persos eux-mêmes pètent des plombs... bah ils racontent un peu n'importe quoi sans se soucier du politiquement correct, ni même de la réalité d'ailleurs. Mais, pour ma part, c'est ce que j'aime dans le jeu de rôle, tenter de comprendre ce qui se passe, créer des liens entre les éléments, créer du sens, créer une histoire.

et pour le G, faudra pas que j'oublie le moment venu XD ce chapitre va être le dernier. Il y a plein de choses à boucler et pourtant j'ai l'impression que ce sera pas forcément très long. Je sais pas pourquoi. En tout cas, va falloir que j'arrive à conclure d'une manière à peu près correcte sans trop me craquer.
Accessoirement, j'adore ce jeu, les Exorcistes. C'est lui qui ma donné l'idée de Corso. Au départ, ce devait un ange de Walther justement puis le hasard en a décidé autrement. Mais j'aimerais beaucoup pouvoir jouer à ce jeu de façon tradi. Pas en solo quoi ^^

H: ben ouais, là il a pété un gros plomb. Faut être lucide. Il est vraiment perdu et... moi aussi. C'est pour ça d'ailleurs que j'ai préféré conclure ce chapitre comme ça. Bon, il a fait son rapport et j'ai vu le résultat. Ça aurait pu être pire mais ça aurait dû être mieux. A un moment, je pensais conclure dans les Forêts Limbiques, mais je pense que c'est plus logique qu'il retourne au 21è siècle pour tenter malgré tout d'empêcher tout ça. On verra si ça marche. Mais déjà, avant, il va quand même devoir mettre la main sur l'Habit Noir. On verra si ce démon en sait plus qu'il n'en a dit ou pas.


Thomas :

B. Si tu envoies Corso tuer Thomas Munier dans la fiction dans l’espoir d’enrayer Millevaux, je serai pas vexé:) [J’ai ma petite idée de si ça marcherait ou pas, mais je la garde pour moi à moins que tu me le demandes]

D. Oui, le texte du jeu dit : « Quand on observe par la lorgnette, on sent une aspiration. Si on se laisse aller, on est téléporté dans la pièce correspondante, dans le corps de Camille, et dans l'incapacité d'utiliser ses pouvoirs. Si une joueuse était déjà dans le corps de Camille, elle est rematérialisée, selon les disponibilités, en priorité dans le corps de la Mère Carogne, du Père Carogne ou dans son propre corps. »
Donc on peut dire que tu as bien réagi en accordant un jet de résistance à un Corso qui se méfie par avance.


Damien :

B. Nan nan, Corso ne te fera rien ^^ Je crois qu'il a compris que cela se servirait pas vraiment ses plans. Limite, ce serait même contre productif. Mais ça pourrait être drôle de faire une espèce de scenar méta-jeux comme ça avec toi, des Mjs dans Millevaux et leurs personnages. À la limite, au-delà de Demian, il faudra ptete que je me mette en scène en tant que Damien un de ces jours ?

D. Oui, bah après, je suis pas à l'abri d'une bourdasse hein. Ce serait pas la 1ère fois que je me plante sur un point de règle, que j'oublie un truc important et j'en passe ^^ Après, ça aurait été fun aussi si Corso avait planté son jet.


Thomas :

B. On en revient à la notion de jeu VS direction artistique. Si tu penses qu’un type de scène est intéressant (comme par exemple Corso agressant l’auteur de Millevaux ou des MJ de Millevaux ou toi-même), tu es maître en ta demeure : tu peux décréter que Corso le fait même si c’est en dépit du bon sens, ou tu peux lui trouver des raisons métaphysico-logiques de le faire.


Damien :

B. j'entends bien ^^ mais sincèrement je ne pense pas aller dans ce sens. pas dans l'immédiat en tout cas. là, je vais déjà l'nvoyer sur la quête de l'Habit Noir et ensuite je verrai si au vue de ses objectifs immédiat il est plus pertinent de rester dans les forêts Limbiques ou de retourner au 21è siècle. je tuerai Thomas Munier une autre fois, ce n'est que partie remise XD et puis, si je tue l'auteur de Millevaux, je fais comment pour jouer ma prochaine campagne?


Thomas :

B. Et bien je crois qu’il y a déjà assez de matériel publié pour continuer à jouer… Et après moi, domaine public oblige, d’autres auteurs-trices reprendront le flambeau:)


Damien :

XD à te lire, on dirait que tu souhaites que Corso débarque chez toi avec son marteau de guerre et son épée-démon. fais attention, il ya ptete un côté Candyman chez lui, i on dit 3 fois son nom devant un miroir, il arrive ^^


Thomas :

OK je vais briser mes miroirs:)
Outsider. Énergie créative. Univers artisanaux.
Ma page Tipee.

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