Comment ne pas écrire pour ne rien dire ?

Pour échanger autours des différentes pratiques des jeux de rôle alternatifs
Tapisvirginia
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Comment ne pas écrire pour ne rien dire ?

Message par Tapisvirginia » 04 mai 2019 23:26

" Et Anguemar le terrible trancha la gourax (cf p42) de son hulbrikal par le flanc ouest en 124 avant l’avènement de Gardakan et -12 avant la bataille de farendor"

"Vous pouvez utilisez mais règles, vous pouvez aussi faire les votres, vous pouvez aussi fermer ce livre aller sur votre ordinateur taper la lettre 'a' puis 'm' p, h et ainsi de suite pour aller la def d’amphibole"

"La définition du JDR: Le jeu de rôle est ... on va dire qu'il est probable que le jdr existe mais on sait pas trop"

Bonjour ami.e lecteur.ice et créateur.ice de jdr, les joueuses sont des légendes. J'écris ce petit post de mon cru, déjà parce que ça fait 1 à 2 ans que je l'ai pas fait... et aussi car je dois vous confesser quelque chose j'écris un D&D like, chacun ses erreurs XD. Je suis du style à aimer les jeux à concepts sans univers fixe, où l'on créer l'univers au début du jeu, 'en canevas' si je ne me trompe pas de terme. Tous mes jeux sont comme ça..Tous ? Non un gros jeu de 400 pages rumine encore et toujours à s'alléger. Ce jeu (nommé Orion) m'ai important (c'est long à expliquer mais disons que je l'ai commencé à 12 ans, (j'en ai 20) moi et ma pratique ont grandi en même temps que ce jeu. Pour celui-ci je veux un univers riche cohérent et intéressant, ça c'est mon désir, de l'autre côté il y a la réalité. Veut-on vraiment tous un univers rempli de nom à retenir avec de G et des K pour faire médiévale.

Ou des descriptions a rallongent servant à ventre du signe " alors le guerrier est une classe de combattant, qui est fort en combat et qui s’entraîne pour , et ggnagnagna."

Ma vision de la chose est qu'il faut qu'un maximum de choses puisse être utilisé en jeu et/ou sa connaissance contingente au jeu. Ce ceci pour tout. Par exemple je me suis creuser la tête de comment rendre usage de langue intéressante. (Perso j'ai rarement vu d'utilité dans d'autre jeu D&D like). Pour la cohérence de mon univers je veux des langues, il faut bien en parler, oui mais aller à l'essentiel ? Que dois-je écrire? Pour ce cas j'ai écrit les langues de façon à ce que leur usages puisse être détourné. Exemple :

Ventrii : (dova et nain La genèse de cette langue est le commerce entre nain et dova. Reprenant l’alphabet cyrilliques des nains, et les sens des mots des dovas. Le sens des mots des dovas est une particularité linguistique qui fait des combinaison de mot afin d’en créer de nouveau. Par exemple en fusionnant arbre et soleil nous obtenons l’obscurité. Cette langue est propice aux néologismes.

Latin: Aussi appélé Valérian, cette langue vient d’un mixte de crossan et d’essortale, elle est en tout point similaire à notre Latin avec ces six cas de déclinaison.

Pour décrire ce que j'ai écrit car ça saute pas forcément au yeux, pour ventrii j'ai fait la proposition de créer de nouveau mots (avec comme points commun avec notre monde le chinois) et pour le latin c'est que l'utilisateur capitalise ses connaissance dessus. Et c'est tout je me lance pas dans un délire comme quoi la déesse trucmuche est descendue des cieux etc..

Un autre exemple me vient, celui ci sans doute plus important. La partie conseil au MJ. Avec tout les ateliers et article théorique je pourrais bien en faire un livre entier. D'autres l'ont fait et sans doute mieux que je ferais avec l'investissement que je mets chez moi. Naguère je voulais le faire puis quand j'ai calculer le nombre de pages que je voulais écrire, elles était supérieur à 100 pages, mais le joueur a-t-il besoin de cent pages de ça ? Alors à quoi bon, n'est-ce pas au finale plus utiles que je l'ai renvoie vers ces articles ? Et pour ce qui est de conseiller les débutants ? Voici pour l'instant ma décision. On va résumer les fondamentaux sans forcément guider les débutants précisément et surtout tout ce qui ne concerne que ce jeu en particulier. Et le reste des conseils ils le trouveront dans divers endroits.

Tout ça pour dire quoi ?

Pensez-vous que tout dans un jeu dois être utilisable (quand je dis tout c'est à dire tout même si c'est juste pour la cohérence) ?

Qu'est-ce qui est utile ?

Comment rendre utile quelque chose qui ne le serais pas ?

et divers autre réflexion que je me pose, n'hésitez pas à commenter je suis en réflexion sur ce sujet. Ce sujet est selon moi ouvert à tout type de jeu, c'est juste que je retrouve plus souvent ce problème dans les D&D like faisant 300 pages.

Uiop
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Re: Comment ne pas écrire pour ne rien dire ?

Message par Uiop » 08 mai 2019 09:42

Hello,

Mes problématiques d'écriture sont assez proche en ce moment. Ce qui m'omnibule, c'est la transmission : si mon jeu n'est pas correctement transmis alors il ne sera sans doute pas lu. Par transmission, j'entends un ensemble de chose comme l'accessibilité, l'ergonomie mais aussi la longueur.

Je suis plutôt d'accord avec "Troplong Paslu" de Côme et Cendrones : j'ai la sensation que lorsqu'il y a trop de textes, ils ne sont pas lus en entier. A noter également les jeux en une page de Côme, le concours du jeu en une page organisé par les CA il y a un moment et les picogames sur le Discord qui permettent un exercice de synthèse et de concision.

Je ne peux donc malheureusement pas répondre aux questions que tu as posées (bien qu'elles m'intéressent beaucoup) mais juste donner mon approche : je vais essayer de favoriser la transmission pour être lu et pour être joué.
Auprès de toi, si quelqu'un des mortels vient savoir le malheur qui t'a privé de l'oeil, dis-lui qui t'aveugla : c'est le fils de Laërte, oui ! le pilleur d'Ilion, l'homme d'Itaque.

Tapisvirginia
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Re: Comment ne pas écrire pour ne rien dire ?

Message par Tapisvirginia » 08 mai 2019 19:21

Je suis très content d'avoir eu une réponse MERCI !!!

Comme je suis en pleine écriture de mon univers je lis plein d'autre univers de jeu de rôle et parfois ça me fais mal, par exemple là je me lis le Chant de Loss , un supplément culinaire (idée géniale) :
Extrait :
"La tomate : on devrait dire les tomates tant il en existe de variétés. Pratiquement chaque région maraîchère en a sa spécialité. C’est un fruit qui se plaît particulièrement sur Loss et pousse à toutes les latitudes, même dans des cultures sous abri dans le Sud des Neiges-Dragon, pour peu qu’il y ait de la bonne terre et du soleil. Elle peut être séchée, mangée crue, cuite ou rôtie, on la transforme en soupes, sauces, mais aussi poudre et confitures. Elle est à la base d’énormément de traditions culinaires.

Les choux : là aussi, compter le nombre de variétés de choux serait impossible. On distinguera surtout les choux cultivés pour l’alimentation humaine et ceux qui le sont pour l’huile et l’alimentation animale. Les premiers sont le plus souvent différents choux verts, pommelés, blancs ou encore des choux-fleurs et des brocolis et les seconds sont des plantes de fauchage et de fourrage, dont fait partie le colza, très prisé pour l’huile que produisent ses graines, bien qu’il soit de culture un peu fragile. La plupart des régions, même les plus rudes, ont leur variété de chou. La seule chose que ce dernier ne supporte pas est la sécheresse.

etc "

Je ne sais pas se que vous en pensez mais je me dis que j'ai passer 5 min à lire du rien.

Par rapport à la transmission, je te donne mon approche elle vaut ce qu'elle vaut. L'écriture d'un jdr n'est pas semblable à la notice d'une machine à laver. Le style doit être travailler et doit donner envie de jouer. Il ne suffit pas d'être pragmatique. Or les deux visions sont en opposition et comme beaucoup de jeux (Tenga, Sur les frontière, etc..) , j'ai une partie "Résumer des règles" que dans mon cas j'ai appelé "transmettre les règles" car se sont des jeux (pour la plupart) à MJ, il est sous-entendu que le MJ ait lu une grosse partie du livre et pas les joueurs. Pour éviter ce travail de synthèse au MJ j'écris un condensé des règles qui n'ont pas pour but de donner envie mais vraiment d'être concise et claire. Cette partie étant situé proche du début de la partie MJ après les règles, cela devrai permettre au MJ d'avoir lui aussi une vision claire de la chose. (J'avoue que je le fais pas pour le D&D like il y a trop d'info je pense, je devrais peut-être tenté faut voir)

Cette partie est aussi très pratique quand une personne n'ayant pas jouer au jeu depuis longtemps veut si remettre, cela lui permet juste d'avoir à relire ce passage pour se souvenir d'une grande partie du jeu.

Sinon il y avait un podcast de la cellule sur la transmission de règles ou un intervenant voulais écrire un jeu en alexandrin rime croisé. Voilou !

Uiop
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Re: Comment ne pas écrire pour ne rien dire ?

Message par Uiop » 09 mai 2019 23:47

Yep, merci pour les pistes. Effectivement, la question du style et du manuel se pose ;).

En ce qui concerne la description des tomates et des choux que tu as mises, ça ne m'intéresse pas également d'avoir ça dans ma base de JDR. Néanmoins, je sais que certains joueurs/lecteurs aiment se plonger dans un jeu-univers (même si je ne partage pas ces goûts). Je crois qu'il faut surtout tailler son JdR en fonction de son public ^^.
Auprès de toi, si quelqu'un des mortels vient savoir le malheur qui t'a privé de l'oeil, dis-lui qui t'aveugla : c'est le fils de Laërte, oui ! le pilleur d'Ilion, l'homme d'Itaque.

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