[L'Empreinte] Notre-Dame de la Confiance

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thomas munier
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[L'Empreinte] Notre-Dame de la Confiance

Message par thomas munier » 14 sept. 2018 08:09

NOTRE-DAME DE LA CONFIANCE

Premier test de l'Empreinte, pour une ambiance d'horreur rurale oppressante et pittoresque à souhait ! Et quelques mécanismes qui seront revus avant la publication.

Le jeu : L'Empreinte, survivre en forêt à une transformation qui nous submerge

Joué le 9 juin 2017 sur google hangout

Partie enregistrée sur ma chaîne youtube
Dispo aussi en mp3

Personnages : Crève-Tige le rôdeur, Philippe le forgeron-guerrier, Constance l'apprentie-sorcière-guérisseuse

Image
Lewis Wickes Hine, domaine public


L'histoire :

C'est la fête des moissons. On brûle un grande effigie de paille au milieu de la nuit. On a ouvert les bombonnes de cidre cerclées d'osier et les bolées se remplissent. Déjà, les vieux, rattroupés auprès du feu pour avoir chaud, sortent les bouteilles de calva poussiéreuses de sous les étoles et ricanent à l'avance de l'effet que ça fera sur les jeunes, tout en partageant les ragots récoltés pendant les foins. Avec eux, il y a Ophélane, la grand-mère bienveillante, un peu guérisseuse, un peu sorcière, qui veille sur la famille de cœur que forment Philippe, Crève-Tige et Constance.

Crève-Tige, le rôdeur, revient d'un long périple dans les bois. S'il est attaché à Ophélane, c'est parce qu'il souffre d'un mal chronique et que la vieille lui procure ses remèdes. Il n'a pas les moyens de se faire beau, et c'est donc sans avoir pris de bain qu'il se joint à la fête. Ni les buveurs ni les joueurs de dé ne veulent de sa compagnie, il faut dire que le jeune homme farouche et ne va vers les autres qu'à demi-pas. Bathilde, la petite sœur de Philippe, constate la solitude de Crève-Tige et décide qu'il devrait en être autrement. Ce n'est ni la plus belle ni la plus riche fille du village, mais c'est la plus gentille. Elle invite Crève-Tige à danser, il dit qu'il ne sait pas, elle dit qu'elle va lui apprendre.

Philippe, le forgeron, un homme de trente ans, est responsable de la forge et du four au village. Il surveille du coin de l’œil le petit manège qu'opère Bathilde, déjà éméchée après quelques bolées de cidre, avec Crève-Tige.

Constance, la petite-fille d'Ophélane, qui du haut de ses douze ans l'aide et lui sert d'apprentie, court sous les tables à la recherche de fonds de bolée délaissés. Elle remarque Patroche, un marginal du village, homme rustre à la figure noire de crasse mangée par sa moustache, qui passe au-dessus des bolées de la table de la famille de Bathilde et Philippe en faisant des signes de croix déformés et en murmurant des phrases étranges comme "par le Christ-Jésus de Lucifer".

Elle court vers la tablée et renverse toute la bolée avant que Bathilde ou un autre membre de sa famille ait pu en boire. Ophélane, alertée par ce raffut, convoque la gamine ainsi que Crève-Tige et Philippe. Philippe confirme que Patroche est louche. Il le soupçonne de lui avoir volé des fers. L'ancienne leur demande de surveiller Patroche de près.

Ils le suivent discrètement qui se rend à sa maison. Par sa fenêtre, ils voient que la cahute est remplie d'animaux morts. Patroche se penche sur un chaudron dont il sort un cœur de bœuf planté de clous de fer à cheval. Il les retire, les clous suintent d'une matière dégoûtante. Il va pour sortir de sa cabane avec les clous, un martin, et les fers qu'il avait dérobés à Patroche. Tandis que Constance reste en retrait, Philippe et Crève-Tige lui arrache les clous des mains et le repousse dans sa cabane. Constance jette un sort qui empêche Patroche d'en ressortir.

Il les menace des pires ennuis s'ils ne le libèrent pas. Il dit qu'il a des amis qui lui feront payer. Philippe raccompagne Constance chez Ophélane, tandis que Crève-Tige fait mine de partir, mais en fait va se poster en surveillance. Il voit alors Patroche récupérer des poils d'une de ses dépouilles d'animaux - de la même couleur que les cheveux de Constance. Visiblement, il confectionne un fétiche. Crève-Tige se rue à nouveau dans sa maison, Patroche sort un couteau à dépecer. Crève-Tige se laisse envahir par son côté animal, et arrache la gorge du sorcier avec ses dents.

Philippe a laissé Constance à mi-chemin pour revenir vers la maison de Patroche, assailli d'un mauvais pressentiment. Constance, qui ne veut pas rentrer chez Ophélane toute seule, rebrousse aussi chemin.
Philippe arrive juste à temps pour cacher le corps de Patroche d'une peau de cerf, afin d'en épargner la vue à Constance qui arrive juste après. Le forgeron a auparavant fouillé le corps du sorcier, et a trouvé un papier sur lequel des mots haineux sont écrits : "Je suis Satan, je suis Satan, je vous hais tous, je suis le trou noir qui sourd des forêts, etc, etc".

Constance avise un vieux livre qui trône dans la maison : Le Petit Albert. Il est très usé et sent la vache, les pages sont couvertes d'annotations en pâtes de mouche et la plupart des articles sont des sortilèges de démonologie. Constance feuillette le livre, attirée par le côté magique, mais en même temps avec tous les événements passés, elle a compris que la magie n'est pas toujours bienfaisante comme elle le croyait. Elle réalise que le livre essaye de la posséder, alors elle le referme rapidement.

Philippe pousse le cadavre enroulé dans la peau de cerf vers l'âtre de la cheminée et il y met le feu. Le corps se transforme alors en une sorte de purin noir qui dégage une odeur abominable.

Visiblement traumatisé, Crève-Tige le sans-abri énumère les dispositions qu'il compte prendre pour s'installer dans cette maison maintenant que son occupant a disparu.

Ils rentrent tous les trois chez Ophélane et leurs exposent leurs mésaventures par le menu. L'ancienne alterne toute une série d'émotions. Elle leur explique que c'est bien possible que Patroche, pour mal-aimé qu'il soit, ait quelques amis. Elle sait qu'il est acoquiné avec Ralberte, la fille du bourgmestre.

Cette femme a le même âge que Philippe et il a quelques bribes de souvenirs d'elle du temps où ils étaient à l'école ensemble. Ralberte était une vraie teigne, la caïde local. Elle rackettait et torturait les autres jeunes, et ceux qui s'avisaient de se plaindre ou de se défendre connaissaient des sorts peu enviables. Vers la fin, Ralberte avait le béguin pour Philippe, mais ça ne s'est pas fait. Et Philippe soupçonne Ralberte de l'avoir très mal pris. Peu de temps après, il a retrouvé son cheval, Crin-Blanc, mort dans le pré. Du purin noir coulait de sa bouche et de ses naseaux.

Justement, Ralberte et quelques hommes font du raffut dans le village. Avec leurs torches, ils font une battue pour rechercher Patroche.

Nos trois amis les surveillent et brouillent les pistes. Ils arrivent à rencontrer Ralberte alors qu'elle s'est isolée des autres. Ils la trouvent sous un orme solitaire qui sert d'arbre à opprobre : on accroche dans ses branches tout ce qui symbolise un souvenir douloureux ou honteux dont on veut se décharger : des couteaux rouillés, des sous-vêtements souillés de sang, des vieilles casseroles...

Constance se cache derrière Philippe et Crève-Tige : elle n'a jamais vu une femme adulte avec un visage aussi dur, aussi mauvais. Ralberte s'adresse à Philippe d'un ton langoureux : "Je t'avais demandé si on pouvait monter à deux sur ton cheval, tu t'en rappelles ?" Philippe la harcèle de questions. Ralberte se montre menaçante et sûre d'elle. Elle essaye de les posséder. Ils la repoussent tant bien que mal mais frappé par ce combat mental, Crève-Tige fait une crise d'épilepsie. Il tombe au sol et est assailli de visions, il sent que des cornes lui poussent sous le crâne. Constance utilise tout son savoir-faire de désenvoûteuse pour le ramener au calme et l'empêcher d'avaler sa langue, mais dans le processus le cou et les bras de Crève-Tige se couvrent de cloques comme sous l'effet d'une brûlure à froid.

Ralberte a pris la fuite mais Philippe l'a suivie. Elle se rend dans la ferme de Rosalie Fargent, une petite vieille avec des lunettes à double foyer. Rosalie est célèbre dans le village et bien au-delà pour ses talents d'exorciste. Philippe s'approche de la porte entrebâillée, et il entend Rosalie conseiller à Ralberte de cesser de rechercher Patroche. S'il est indemne, il rentrera par ses propres moyens. S'il lui est vraiment arrivé malheur, il vaut mieux que tout le monde ignore leur accointance.

Philippe fait irruption dans la maison. Il y a des crucifix partout et une statue du Christ en croix mal restaurée, qui les fixe d'un œil blanc. Philippe leur somme de cesser leurs pratiques de magie noire. Dans un premier temps, sous la menace, Rosalie reconnaît ses accointances avec Patroche mais dit que "rien ne peut le prouver". Puis elle appelle à l'aide les autres résidents de la ferme : son fils Louis, le Père Jacquemin (un des nombreux séminaristes en résidence chez la célèbre exorciste). Tous deux accourent avec des cordes pour ligoter Philippe que Rosalie dit possédé par le démon tout en lui balançant du sel béni au visage. Philippe veut expliquer la vérité au Père Jacquemin, mais celui-ci l'accuse de blasphème. Le forgeron comprend que la situation est trop déséquilibré et prend la fuite.

Ils se retrouvent tous les trois aux abords de la forêt. On entend les moustiques et les grenouilles. La brume montent des marais. Ils reprennent leurs esprits lentement.

Puis ils se rendent chez Ophélane et lui racontent tout. L'ancienne est atterrée. Elle a d'abord du mal à croire la culpabilité de Rosalie. Celle-ci est devenu exorciste ou plutôt une désencraudeuse (une désenvoûteuse) il y a bien longtemps, suite à la mort de son fils Alain, qui était possédé par le démon. Elle a permis certaines guérisons miraculeuses mais en réfléchissant Ophélane reconnaît que le cas de certaines personnes que Rosalie suit depuis des années ne s'est jamais amélioré. Les gens donnent beaucoup d'argent et de bien pour les services de Rosalie, qu'ils appellent Notre-Dame de la Confiance. Rosalie en envoyait certains faire des pèlerinages fort loin, l'un d'eux en est même mort en traversant une forêt dangereuse. Mais force est de constater que l'exorciste pourrait bien être elle-même possédée par le malin et qu'il va falloir à son tour l'exorciser. Ophélane insiste pour être associée à la suite des événements quels qu'en soient les risques. D'abord, il faut finir l'initiation de Constance, un soir de lune noire, et ensuite il faudra faire bénir une épée qu'aura forgé Philippe, un soir de pleine lune.

Un soir de lune noire, ils partent tous dans la forêt vers un vieil ermitage. Constance a du passer une semaine sans manger et presque sans boire. Elle est dans un état second. Sur le chemin, ils sont attaqués par un Varou, un loup sorcier qui se dresse sur ses deux jambes. Ces mamelles sont des yeux qui leur dardent des regards sauvages. Crève-Tige se rue sur lui pour défendre sa famille de cœur, mais il cède à son tour aux pulsions sauvages et s'enfuit dans la forêt avec le Varou. Les autres comprennent que le Crève-Tige qu'ils ont connu ne reparaîtra jamais. Ils l'appellent quelques temps, puis se rendent à l'ermitage, résigné.

Tous prient tandis que Constance reçoit dans son esprit les racines telluriques des forces de la nature : elle est maintenant une sorcière accomplie.

Quelques temps plus tard, Bathilde est possédée par le démon. Alors qu'elle lavait le linge, elle a connu une crise de rage, elle s'est mise à s'arracher les cheveux et le cuir chevelu par grappes, il a fallu dix lavandières pour la maintenir. Depuis, elle est alitée chez ses parents, encordée. Son visage est tendu, osseux, déformé par la colère. Elle ne contrôle plus son corps et sa chambre est empestée par une odeur de pisse. Philippe est à son chevet. Elle gueule « Je suis Satan, je suis Satan », elle l'insulte, lui rappelle toutes les petites choses mauvaises qu'il a pu commettre par le passé et que seule une sœur connaît : "Quand t'as fait telle chose, c'était obscène, etc." Et puis elle se fait dessus. Les parents de Bathilde et de Philippe sont désespérés. Ils veulent en appeler à Notre-Dame de la Confiance, mais Philippe leur explique que justement, elle est indigne de confiance. Les parents, en larmes, lui accordent une journée pour tenter autre chose, après ils appelleront Madame Fargent, ils lui offriront des chevaux, tout ce qu'elle voudra, pour soigner leur gamine. Constance et Ophélane tentent un exorcisme mais ils arrivent juste à plonger Bathilde dans le coma.

Il va falloir vite trancher le mal à la racine. Il est temps d'affronter Notre-Dame de la Confiance.

La nuit de pleine lune, le curé a béni en secret la lame de Philippe et de grandes quantités d'eau, à la demande d'Ophélane qui connaît ses petits secrets inavouables. Il ne veut pas en faire plus ni que son nom soit associé à eux.

Philippe, Constance et Ophélane s'en vont retrouver Notre-Dame de la Confiance dans le cimetière, auprès de la tombe de son fils Alain, ensevelie sous les fleurs et autres présents, il y a même des légumes et des betteraves. Il faut dire que rendre honneur à la mémoire de cet enfant faisait partie des rituels qu'imposait Rosalie aux familles des envoûtés. La vieille dame est couchée au pied de la tombe, les bras en croix. "Alain, Alain, mon tout-petit".

Ophélane, claudiquant sur ses deux béquilles, s'approche de son homologue et lui fait comprendre que c'est terminé. Rosalie n'a pas l'air de comprendre. Elle s'étonne de leur insolence de venir répandre le démon jusque devant la tombe de son fils. Autant l'autre soir on pouvait trouver qu'elle faisait l'actrice, autant là elle a l'air persuadée de son bon droit et que ces trois-là sont les agents du diable. Elle agite un goupillon d'eau bénite sur eux. Ils essayent de riposter avec leur propre eau bénite et la lame bénie. Mais ce dont Rosalie les asperge n'est pas vraiment de l'eau bénite, mais du purin noire. Ophélane est la première à tomber. Elle ordonne à Philippe et Constance de fuir, sans quoi ils subiront le même sort. Constance résiste. Alors elle envoie du purin noir vers elle. Philippe s'interpose et ordonne à la fillette de fuir. Il meurt pour couvrir son échappatoire.

Puis Rosalie se recueille devant la tombe de son fils. "Alain, Alain, mon tout-petit, ils sont devenus fous." A cause des innombrables fleurs, elle n'en a pas senti l'odeur, tout comme elle n'a pas vu ce qui sourd de la tombe. Du purin noir.


Feuilles de personnage :

Philippe
guerrier
Alterité : 0 > 1 > 0 > 1 > 0
Empreintes :
- traumatisé par le purin noir
- traumatisé par Rosalie

Crève-Tige
rôdeur
Alterité : 0 > 1 > 0
Empreintes :
Traumatisé : a tué comme un enragé
Bras et cou cloqués
Passé sous l'emprise du Varou

Constance
sorcière
Empreintes :
Traumatisme : peur du mal
Traumatisme : attaque du loup


Commentaires :

Durée :
pas de briefing mais j'ai demandé à l'équipe de lire les règles au préalable
2h45 de jeu
1/4 h de debriefing

Profil de l'équipe :
Le joueur de Crève-Tige est expérimenté dans tous types de jdr et aussi dans Millevaux, les joueuses de Philippe et Constance sont plutôt des curieuses des jdr alternatifs.

État des règles :
Une version précédente à celle qui a été publiée.

Défi :
C'était le premier test du jeu, il fallait avant tout vérifier que ça tournait et dégrossir les mécanismes les moins bien huilés.

Mise en jeu :
En théorie, ce sont les joueuses qui déterminent le lieu et l'arbitre la menace. Mais comme j'avais en tête une adaptation d'une histoire vraie (l'affaire Rosalie Fargent dans la Normandie rurale du début du XXème siècle), j'ai spontanément proposé un village comme lieu. Je me suis ensuite excusé de cette imposition mais l'équipe a validé, ce qui m'a permis de mettre en place une ambiance d'horreur folklorique à la Maupassant (en plus vénère).

Retour de la joueuse de Philippe :
+ J'ai eu du mal à savoir dans quelle direction aller. [réponse de Thomas : du coup vous avez pris beaucoup d'initiatives contre la menace. Sinon la confrontation avec la menace aurait été beaucoup plus progressive.]
+ Pas assez d'attrition pour mon personnage.
+ J'aurais aimé une quête personnelle, et qu'elle soit secrète pour le reste de l'équipe.

Retour du joueur de Crève-Tige :
+ La prochaine fois que je serai dans le bocage normand, je regarderai les choses différemment !
+ Rajouter dans la création de personnage un objectif (moi c'était d'avoir ma maison).
+ On n'a jamais eu la tentation de se ranger du côté des envoûteurs : absence de la fascination qui était promise. Faudrait-il un dé de fascination ?
+ Ce qui m'a le plus gêné, c'est lié au fait que c'était la première partie : ça manquait de rythme parce qu'on réfléchissait, notamment aux dés.
+ J'ai bien aimé le contexte, très film d'horreur.
+ Ce qui est bizarre et trop sévère, c'est se priver d'un dé quand tu as la vocation de sorcier.
+ Le dé est pas fluide parce que c'est notre première partie mais il donne un enjeu à chaque dé du groupement de dé.
+ C'est pas intéressant que le MJ lance ses dés les uns après les autres comme les personnages, sauf si ça apporte du suspense.
+ Supprimer les dés d'acte et garder les dés d'empreinte ? Faire une roue des dés pour le MJ ?

Retour de la joueuse de Constance :
+ Les conflits : on a eu vite des choses assez fortes en face. Avec plus d’ambiguïté, on aurait été plus tentés.
+ Pas assez d'attrition pour mon perso.
+ Le dé fait une graduation pour aller à un climax.

Retour personnel :
+ Le partage de la narration donne des résultats intéressants. J'ai beaucoup aimé quand la joueuse de Philippe a décrit la transformation de Patroche en purin noir, j'ai repris cette idée de purin (très Millevaux) et je l'ai filée tout au long de la séance.
+ [on discute sur la sécurité] Quand quelqu'un dit quelque chose sur notre personnage, on peut l'invalider avec un non / oui mais. Cela permet de rendre les choses safe, mais on me signale de l'invalider sur le fait qu'un personnage soit mort ou hors-jeu. (mais une joueuse peut dire non ou oui mais sur la description de cette mort ou de ce hors-jeu).
+ Je demande à l'équipe si elle est OK sur le fait que la menace était invisible, et tout le monde me répond OK.
+ Je demande à l'équipe si ça leur a plu qu'il y ait des scènes d'introduction. Le joueur de Philippe aurait aimé qu'il y ait des flashbacks durant ces scènes.

A tester lors du prochain playtest :
+ Jeter le dé puis le poser sur la roue.
+ Supprimer la notion d'altérité.
+ Rajouter un dé d'artefact : quand on utilise l'environnement Millevaux, un pouvoir d'emprise ou un allié imprégné.
+ Permettre le dé de sorcier pour une action humaine, mais si dé de sorcier sur une action inhumaine, alors +1 empreinte.
+ Rajouter une scène de tentation par acte. [Le joueur de Crève-Tige me fait alors remarquer qu'il faudrait alors moins de combat, mais je pense que ça va s'équilibrer naturellement]*

Retour à froid :
+ Ce playtest a été fort utile pour affiner le jeu vers la version d'aujourd'hui. Si j'étais très content de notre partie (et la réécouter pour faire ce CR a été jouissif), je suis certain que le jeu aurait été plus fluide et l'ambiance encore plus tendue avec les règles actuelles (du fait de personnages plus fragiles), tout en ayant des scènes d'introspection mieux mises en valeur (car dans ce premier test, elles étaient vite expédiées).
Outsider. Énergie créative. Univers artisanaux.
Ma page Tipee.

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