épuisement rôliste

Pour échanger autours des différentes pratiques des jeux de rôle alternatifs
Eugénie
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Message par Eugénie » 19 févr. 2020 19:42

[TW pression performance burn-out]

Sur Casus No, Guylène a lancé un sujet super intéressant sur le burn-out rôliste, en forme d’appel à témoignages.
https://www.casusno.fr/viewtopic.php?f=24&t=36996
C'est un phénomène récurrent chez les MJ et les créateurs de JDR, parfois également chez les joueurs. On se sent contraint par le loisir, le JDR devient un poids. Organiser des parties de JDR devient "du travail" ou "des devoirs", et on commence peu à peu à être découragé, on le vit comme une contrainte trop lourde dans nos vies, on perd l'envie, on finit par le plus jouer pendant un temps. En anglais on parle beaucoup par exemple de "GM burnout", quand tout repose tellement sur le MJ qu'il finit par craquer, en quelques sortes.

Bien sur les facteurs sont multiples, il y a plein de configurations différentes etc., et ce n'est pas la même chose qu'un burn-out au sens de "syndrome d'épuisement professionnel".

Mais j'aimerais savoir si vous avez déjà eu ces ressentis dans le cadre du JDR. Comment l'avez-vous géré, seul et au sein de votre groupe de jeu? D'où est-ce que cela venait? Quelles étaient alors vos habitudes dans de votre pratique du JDR (quelle fréquence, quel type de jeux etc)? Qu'est-ce qui vous a paru être "trop"?  Pourquoi est-ce que cela concernait le JDR, et pas un autre de vos loisir?
La communauté Casus No étant plutôt sur un modèle de jeu avec MJ, campagnes, préparation... ce sont surtout des MJ qui répondent et les témoignages sont liés à cette culture-là (et c’est hyper intéressant).

Pour ma part, en tant que joueuse, j’ai déjà éprouvé ce genre d'épuisement et je suis dans une période qui y ressemble. Une période où je souffre de différences d'engagement entre moi et les autres participants (plutôt autour du jeu qu'en jeu, avec trop de parties annulées ou reportées ou promises mais jamais mises en place), et où je peine à trouver du renouvellement dans ma pratique et dans mon plaisir de jeu (j'ai le sentiment que les jeux indés qui arrivent jusqu’à moi ne sont pas si diversifiés sur leurs thèmes ou leurs dynamiques qu’on veut le croire)…
... et au final, le ratio [charge mentale d’organisation] / [plaisir de jeu] ne vaut plus vraiment le coup.

Du coup je me permets de reporter ici l’appel à témoignage de Guylène parce que je serais curieuse de savoir si dans une communauté plutôt tournée vers du sans MJ, du sans préparation et du one-shot, on retrouve les mêmes symptômes ou pas tant que ça ?

atanaka
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Re: épuisement rôliste

Message par atanaka » 19 févr. 2020 23:07

Salut,
J’ai l’impression que dans ton témoignage tu parles plus de lassitude que d’épuisement, est-ce que tu mets la même chose derrière ou fais-tu une distinction ?
De mon côté j’ai déjà ressenti de l’épuisement à cause de l’engagement associatif, mais jamais dans la simple pratique. En revanche la lassitude oui bien plus.

Eugénie
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Re: épuisement rôliste

Message par Eugénie » 20 févr. 2020 00:23

effectivement se lasser et ralentir, c'est pas s'épuiser. j'ai oublié de mentionner une dimension : la course au shoot, au plaisir de jeu qu'on a déjà vécu et qu'on a du mal à retrouver.

j'ai dans mes brouillons, des notes pour un billet qui s'intitulerait "La partie merveilleuse est une connasse". Sur la façon dont on peut faire monter des crans d'exigence après avoir vécu des moments magiques, comme s'ils devenaient un dû (parce qu'on joue au même jeu, ou avec les mêmes personnes ou qu'on revient à la ême conv, etc.). alors qu'on ne peut pas les anticiper, juste être reconnaissants quand ils se produisent.

du coup ça serait plutôt se lasser et continuer quand même, avec des attentes probablement mal placées, une pression qui s'accumule, de la frustration programmée... et en même temps un besoin d'y retourner (probablement aussi parce que ça coïncide avec des périodes de la vie "civile" qui ne sont pas fertiles ou qui sont eux-mêmes épuisantes).

je ne sais pas si c'est pertinent de relier ça à l'épuisement (au sens du burn-out professionnel) ou si ça aurait plus sa place du côté d'une dynamique d'addiction... (je connais très mal l'un et l'autre)

[je me rends compte que ce que je décris est assez sombre, mais en réalité ça va hein. jusqu'ici j'ai eu la chance d'avoir une alarme qui sonne avant que ça casse, c'est-à-dire que je ne me dégoûte du loisir et/ou (j'espère fort fort) avant que je n'épuise les personnes avec qui je jouais. ça m'a conduit à mettre deux gros coup de frein temporaires à ma pratique à des moments, et un ralentissement lucide sur ce début d'année.]

atanaka
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Re: épuisement rôliste

Message par atanaka » 20 févr. 2020 11:41

Oui je vois. Ça peut avoir du sens de faire le lien avec l’épuisement puisque ça semble lié aux contraintes qu’on se met (et qui finissent par nous épuiser).
Je pense avoir vécu une course au shoot en GN qui a surtout consisté à jouer énormément et à m’impliquer dans l’organisation d’événements au delà de mes capacités. Et effectivement ça m’a conduit à réduire drastiquement ma pratique après quelque chose d’assez proche d’un burn out. Je n’ai jamais vécu ça en jdr sur table par contre, mais je pense que je ne recherche plus le shoot d’émotions via ce médium depuis que je fais du GN, donc j’imagine que ça aurait pu m’arriver de la même façon si j’y avais investi la même chose.

Eugénie
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Re: épuisement rôliste

Message par Eugénie » 20 févr. 2020 15:17

C'est intéressant, ça... on dirait que ça dérape quand le kiff déclenche un investissement qui dépasse "le simple loisir" mais qui commence à ressembler à de l’engagement pro ou associatif, avec des deadlines, des gens qui comptent sur nous, des obligations ?

récemment j’ai eu à refaire mon CV, et je me rends compte qu’en face de JDR, je peux mettre : direction de collection, stand de vente de jeux, interventions dans des conférences, tables rondes et podcasts, animation d’ateliers, blog, articles dans des revues spé… finalement on n’est plus tellement dans la pratique de loisir, genre "c’est pas important, c’est juste du JDR".

je pense aussi à l’article tout récent de Thomas (https://outsiderart.blog/2020/02/13/adieu/) qui coche plusieurs caractéristiques que j’attribuerais à l’épuisement :
- le stress, l’insatisfaction, le sentiment de ne pas en faire assez
- l’objectif inatteignable (gravir une montagne sans fin)
- la sensation de manquer de temps quoi qu’on fasse
(et la sagesse de freiner, la volonté de retrouver une certaine légèreté et un détachement nécessaires)

l’article de Thomas se rapporte à son travail de création, mais je me demande si ça vaudrait le coup de le mettre en parallèle avec ce que les MJ établissent sur le fil Casus No, et qui pourrait ressembler aux mêmes caractéristiques :
- le stress (la pression qu’on se met à soi-même), l’insatisfaction devant ses propres performances (en réalité devant le décalage entre nos attentes et celles des autres, mais c’est pas comme ça que c’est vécu sur le moment), la sensation de ne pas en faire assez dans la préparation, la documentation, la recherche de conseils, etc. ;
- la campagne qui n’a pas de fin prévue et qui devient le "gravir une montagne sans sommet" dont parle Thomas ; et/ou celleux qui disent lire tellement de jeux/scénars/suppléments qui leur font envie, tout en sachant qu’ils ne pourront jamais tous les faire jouer à leur table (montagne sans sommet là aussi) ;
- le loisir est chronophage : il y a un investissement en temps (surtout côté MJ) qui fait monter les enjeux de la partie.

et pour ma position de joueuse, je pense pouvoir le décliner aussi dans ma pratique, mine de rien :
- même pression et même insatisfaction quand je ne retrouve pas les moments magiques que j’ai pu vivre, le sentiment que je pourrais corriger le tir à la prochaine partie, et l'insatifaction qui en découle puisqu'il s'agirait de réajuster ensemble nos attentes plutôt que de me perfectionner moi ;
- ma montagne sans sommet serait plutôt toutes les parties trop chouettes qu’on me propose ou que je vois passer, toutes les personnes formidables avec qui je voudrais jouer plus souvent (ou jouer tout court) : c’est notamment le gros piège du jeu en ligne, qui décuple les sollicitations et les opportunités (et donc les renoncements et les frustrations) ;
- la sensation de manquer de temps sur plusieurs niveaux : par manque de créneaux communs pour jouer, mais aussi en jeu par l’intensité du format one-shot, où il faut aller rapidement au pic d'intensité parce qu’après c’est fini (contrairement au rythme tranquille d’une campagne au long court).

Là aussi il peut y avoir des enjeux qui augmentent artificiellement quand jouer à une partie c’est renoncer à jouer à toutes les autres sur ce créneau-là ; jouer avec quatre personnes, c’est renoncer à jouer avec toutes les autres sur ce créneau-là…

[désolée pour les tartines et les réponses au taquet, mais le sujet me passionne et je trouve hyper intéressant que Guylène déchire le voile en l'apportant dans la sphère publique, et en amenant les rôlistes à échanger là-dessus. j'ai l'impression que c'est quelque chose qui a toujours été là mais qu'on n'avait pas envisagé comme un "vrai sujet" avant qu'elle ne le fasse... en JDR en tout cas, c'est peut-être différent chez les GNistes où les burn-out d'orga sont peut-être mieux pris en compte ?]

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Re: épuisement rôliste

Message par atanaka » 20 févr. 2020 15:53

Oui j’ai pensé au texte de Thomas aussi, et les liens que tu fais entre les différentes expériences me semblent pertinents.

Pour ta dernière question, l’« avantage » en GN c’est que l’organisation de GN est vue effectivement comme quelque chose d’assez fatiguant de base, donc c’est un sujet qui n’est pas mis sous le tapis.
Un des premiers textes que nous avions reçu au lancement d’electro-gn en 2011 traitait exactement de cela d’ailleurs : https://www.electro-gn.com/57-lacomplai ... gaautomate
Cela dit même si cette étape d’identification se fait mieux, je pense que ça ne permet pas toujours de prévenir le burn out ou d’en gérer les conséquences correctement, donc là aussi il y a du boulot.

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Re: épuisement rôliste

Message par Uiop » 20 févr. 2020 18:11

Je trouve que tu décris bien le phénomène, tout comme Thomas d'ailleurs.

Je n'ai pas grand chose à rajouter : j'ai rencontré également les problématiques évoquées et je rapproche bien ça également d'un surmenage.

On peut rajouter à ça "ne plus vouloir rien faire" : pas envie d'organiser une partie, pas envie d'écrire, pas envie de préparer (je rappelle que la préparation est dans mon mode de jeu et que par conséquent, ne pas préparer est significatif), pas envie de jouer. J'ai rencontré ce type d'état en situation de surmenage au travail : rentrer chez soi, ne rien faire, ne pas cuisiner, etc. Ce n'est pas significatif pour déclarer un surmenage mais ça peut être l'un des symptômes.

C'est intéressant d'ailleurs de voir que ça m'arrive (plus ou moins) dans le JdR alors que 1/ j'écris un jeu sur le surmenage, 2/ j'ai puisé mon inspiration dans ce que je vivais au travail (je n'ai pas fait de burn-out mais certaines personnes que je connais on en fait, et c'était lié aux conditions pathogène de travail), 3/ pour sensibiliser et mettre en garde les joueurs contre ça, 4/ pour me purger à ce moment. Ce ne sont pas les seules raisons de la création du jeu mais elles en font parties et le jeu est très inspiré de ce que j'ai rencontré dans le milieu professionnel.

On dirait l'arroseur arrosé ^^
Auprès de toi, si quelqu'un des mortels vient savoir le malheur qui t'a privé de l'oeil, dis-lui qui t'aveugla : c'est le fils de Laërte, oui ! le pilleur d'Ilion, l'homme d'Itaque.

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Re: épuisement rôliste

Message par LoFredou » 01 mars 2020 21:22

Merci pour l’intéressant sujet, et les réactions postées ici ou sur Casus No.
(par manque de temps, je ne viens malheureusement qu’occasionnellement sur ce forum, bien que je trouve les discussions souvent super riches et intéressantes, avec des textes la plupart du temps super bien écrits et bien agréables à lire).

Pour moi, la principale raison de ces surmenages/burn out/lassitudes est liée à la recherche de performance.
Recherche de performance de la part du MJ (surtout en jdr ‘traditionnel’) dans la préparation de la partie et dans la mise en œuvre pendant la partie.
Et recherche de performance également chez les joueurs (certains joueurs) par un bon rp pendant les séances, en proposant des idées intéressantes, avec une bonne écoute.
Pourtant, pour moi, cette recherche de performance n’est pas une mauvaise chose en soi car c’est souvent quand on y met tous du nôtre que l’on parvient à des parties magnifiques et mémorables.
Mais cette recherche ne doit pas pour autant devenir un besoin ou une obligation, sinon cela risque bien d’aboutir à sur-pression et lassitude.
Plus facile à dire qu’à faire certes.

Du coup, des solutions selon moi pour éviter ce surmenage sont peut-être de partager des signes de bienveillance même quand la performance n’est pas au rendez-vous ; de s’accorder le plus possible de confiance & d’attention, notamment sur le fait d’aller dans la même direction ; de garder en tête de prendre plaisir (et l’on peut prendre plaisir dans la recherche de performance plutôt que dans l’atteinte de la performance) ; etc.


Sinon, une autre cause de ces lassitudes peut être de vouloir vivre d’autres choses (d’autres émotions, d’autres sensations physiques, d’autres habitudes sociales, …) et du coup de mettre entre parenthèse ce pourtant magnifique loisir pendant quelques semaines/mois, au moins par manque de temps.
Ca n’est peut-être pas tout à fait du surmenage/burn out mais c’est aussi une forme de lassitude et une envie de changer un peu d’air (ce qui n’empêche pas de revenir à de chouettes séances jdr quelques temps après !)

Personnellement, ces deux formes de lassitude me sont déjà arrivées mais je suis quand même toujours autant passionné par notre noble loisir, surtout s’il est vécu avec des personnes que j’apprécie ;)

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Re: épuisement rôliste

Message par Libra » 03 avr. 2020 15:49

Uiop a écrit :
20 févr. 2020 18:11
C'est intéressant d'ailleurs de voir que ça m'arrive (plus ou moins) dans le JdR alors que 1/ j'écris un jeu sur le surmenage, 2/ j'ai puisé mon inspiration dans ce que je vivais au travail (je n'ai pas fait de burn-out mais certaines personnes que je connais on en fait, et c'était lié aux conditions pathogène de travail), 3/ pour sensibiliser et mettre en garde les joueurs contre ça, 4/ pour me purger à ce moment. Ce ne sont pas les seules raisons de la création du jeu mais elles en font parties et le jeu est très inspiré de ce que j'ai rencontré dans le milieu professionnel.
Ça m'étonne pas du tout. Au fond, ce qui est mobilisé dans le travail l'est également dans le jdr. Le jdr a plein de lien avec le boulot et ce phénomène de lassitude, épuisement me paraît extrême, n'y échappe pas. Y a un truc qui n'est pas dit dans ce fil, je l'ai pas perçu en tout cas mais vous en parlez de manière indirecte. Pour travailler régulièrement avec des personnes en épuisement pro il y un truc qui est clair : le manque de reconnaissance de l'organisation et des pairs. En fait, il s'agit d'un contrat : j’investis des ressources (temps, tunes, efforts) et j’attends un retour (plaisir de jeu, lien social/reconnaissance, exercice de ma responsabilité, confort matériel). Investissement + retour insuffisant + non-dit = caca.
LoFredou a écrit :
01 mars 2020 21:22
Du coup, des solutions selon moi pour éviter ce surmenage sont peut-être de partager des signes de bienveillance même quand la performance n’est pas au rendez-vous ; de s’accorder le plus possible de confiance & d’attention, notamment sur le fait d’aller dans la même direction ; de garder en tête de prendre plaisir (et l’on peut prendre plaisir dans la recherche de performance plutôt que dans l’atteinte de la performance) ; etc.
Dans cette direction je pense qu'une table devrait régulièrement, en toute honnêteté et bienveillance, se poser ces questions ensemble et débattre les réponses :
-Ou en suis-je de mon plaisir de jeu ?
-Comment ça se passe avec les autres participants ?
-Ai-je les moyens d'exercer ma responsabilité (jouer, créer) de manière satisfaisante ?
-Les conditions matérielles de la partie sont-elles satisfaisantes ?

Je suis d'accord avec toi LoFredou, il s'agit de débattre de la direction des joueurs et de la partie et ce finalement assez régulièrement parce qu'il y a beaucoup de choses qui changent dès que l'on est 3 ou 4 autour d'une table.

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Re: épuisement rôliste

Message par thomas munier » 09 avr. 2020 13:15

Libra a écrit :
03 avr. 2020 15:49

Dans cette direction je pense qu'une table devrait régulièrement, en toute honnêteté et bienveillance, se poser ces questions ensemble et débattre les réponses :
-Ou en suis-je de mon plaisir de jeu ?
-Comment ça se passe avec les autres participants ?
-Ai-je les moyens d'exercer ma responsabilité (jouer, créer) de manière satisfaisante ?
-Les conditions matérielles de la partie sont-elles satisfaisantes ?
Je suis super fan de ce questionnaire, et pour autant, pour des joueureuses comme moi, qui changent tout le temps de table (jeu en one-shot, en ligne et en conventions), il faudrait adapter... (dis-je sans trouver l'énergie de vous proposer un questionnaire alternatif :) ). Ceci me fait dire que la volatilité du panel de joueuses est peut-être une cause de surmenage, ou au moins de sentiment d'insatisfaction : ne pouvant construire sur le long terme avec un groupe, on manque de feedback pour regonfler sa confiance en soi.
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