[la Vie de l'Absent] Le portrait d'une famille

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[la Vie de l'Absent] Le portrait d'une famille

Message par Tiramisu » mer. 4 oct. 2017 05:39

Ceci est un compte rendu d'une partie de la Vie de l'Absent jouée à deux. Il est écrit très à froid, plusieurs semaines après cette partie.

Le thème retenu est "Beautiful looser".

- Marc et Alexandre, fils de l'absent
- Camille, petite blonde portant un chemisier très coloré sous son manteau, fille de l'absent, et d'une autre mère

Marc se souvient de l'atelier de peinture son père où avec son frère Alexandre ils ont grandi. Camille se souvient du jour où son père a débarqué chez sa mère et elle, prenant toute la place avec ses peintures. Camille se souvient des cadeaux qu'elle avait à Noël de la part de son père mais acheté par sa mère. Elle se souvient de sa profonde déception lorsque son père lui a offert un simple croquis. Marc se souvient d'un portrait d'une petite fille qui trônait dans l'atelier. Son père lui avait avoué adorer cette princesse, peut être plus qu'Alexandre et lui. Ils ignoraient tout de l'existence de Camille. Elle savait qu'elle avait des frères quelque part ; elle en était un peu jalouse. Camille se souvient d'un voyage à Venise où son père espérait vendre quelques toiles. Son père finira par retourner auprès de ses fils. Lorsque la maman de Camille décéda, l'absent entreprit de réunir ses enfants sous le même toit. Il avait offert à Camille ce chemisier qu'elle porte durant l'enterrement. La famille réunie est symbolisée par un tableau, le plus important pour l'absent, dont le croquis initial était, en fait, le cadeau fait à Camille.

Le joueur interprétant Marc a rapidement introduit le personnage de Alexandre et mis Alexandre au centre de ses souvenirs - au point d'effacer son propre personnage, de devenir conteur du passé de son côté de la famille. Un jeu prévu pour plusieurs joueurs devient un tout autre jeu s'il est joué à deux. Cette partie m'a appris qu'une grande part des mécaniques d'approbations était inutile à deux. Ainsi le jeu propose de s'en passer.

Arjuna Khan
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Re: [la Vie de l'Absent] Le portrait d'une famille

Message par Arjuna Khan » mer. 4 oct. 2017 08:33

Oui sur ma partie à deux on s'en était pas servi du tout et ça avait pas manqué. D'ailleurs même avec plus, je m'interroge sur l'utilité de la mécanique. Cela facilite la convergence peut être ?

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Tiramisu
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Re: [la Vie de l'Absent] Le portrait d'une famille

Message par Tiramisu » jeu. 5 oct. 2017 09:28

A deux joueuses on se fait face, on est en prise direct et la parole revient vite. Dans la base j'explique qu'à deux les coquillages ne sont pas nécessaires.

Dès qu'il y a plus de joueuses, c'est comme un autre jeu. Le mécanisme utilisant des coquillages facilite le déroulement du jeu. System Does Assist je dirais. Je raconte ça dans la base :

Les mécaniques des coquillages sont conçues pour faciliter l'expérience de jeu, pour amener les joueuses à vivre une partie satisfaisante le plus facilement possible.

L'objet lui-même, un coquillage, évoque dans nos esprits ceux que l'on ramasse un beau jour sur une plage et que l'on pose chez soi. Un coquillage n'a pas vraiment de valeur monétaire. Celui qui en a le plus n'est pas riche. Jouer avec un jeton de poker serait par exemple symboliquement très différent. Pour la plupart d'entre nous, un coquillage c'est déjà un souvenir.

Durant les mémoires, la mécanique les incite à être attentives aux autres afin de détecter si elles doivent offrir un coquillage, à être présentes aux autres et pas dans leurs pensées en train de préparer leur prochaine intervention par exemple.

Donner un coquillage marque l'approbation d'une joueuse vis- à-vis de ce qui est raconté. C’est une incitation à jouer en produisant des souvenirs intéressants et émouvants, offrir à voir aux autres, et de recevoir des coquillages en retour. Pour la joueuse qui raconte un souvenir, les coquillages sont un signal d'encouragement.

Durant les souvenirs les joueuses s'habituent à donner aux autres. Durant les héritages le geste change et devient plus fort, les joueuses donnent d'elles-même en se défaisant de leurs coquillages. Pendant que les personnages se séparent d'objets présentant une valeur sentimentale afin de les offrir, les joueuses renoncent à leurs coquillages. C'est un geste absolument altruiste souligné par la mécanique.

Qu'en pensez vous ?

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