Sombre

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Re: Sombre

Message par Johan Scipion » mer. 5 avr. 2017 19:01

Il y aura du Sombre ce week-end au Festival des Mondes de l'Imaginaire de Montrouge


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+ Johan Scipion : démos Zéro non-stop en après-midi, les deux jours.

+ St Epondyle : playtest de deux chapitres (indépendants) de sa campagne Mad World. Ce sont des scénarios qui ont le point commun de durer 1h chacun, briefing exclu. Samedi, peut-être dimanche.

+ Krom de Projets R : propose lui aussi du Sombre tout le week-end.


Par ailleurs, il est probable (mais pas certain, cela dépendra de mon imprimeur) que j'aie quelques exemplaires de Sombre 7 avec moi en avant-première. Quoi qu'il arrive, je viendrai bien entendu avec du stock de tous les autres numéros.
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Re: Sombre

Message par Johan Scipion » mar. 11 avr. 2017 01:40

10 démos au Festival des Mondes de l'Imaginaire – avril 2017 – Montrouge


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Je veux la même moquette dans mes toilettes.
photo Kinayla pour Opale-Rôliste


Pour vous qui suivez avec passion chaque nouvel épisode de mon soap médical, sachez qu'à Rennes, ce n'était sans doute pas une allergie au pollen. Car les jours suivants, revenu sur Paname, gros état grippal avec kilos de morve, tête à l'ouest et courbatures qui vont bien. La grippe, ou un virus approchant, n'excluant pas l'allergie (avec Johan, toutes les combos sont possibles), j'irai tout de même faire quelques test à l'automne, histoire d'en avoir le cœur net.

La bonne nouvelle, c'est que samedi, après une semaine à roleplayer consciencieusement l'amibe, je suis relativement d'attaque. Pas la forme des grands jours, mais assez en jambes pour tenir deux après-midi au Festival des Mondes de l'Imaginaire. Ce fut tout de même rude. Cinq démos par jour en mode sortie de crève, moins d'une semaine après une autre conv, ça reste hyper sportif. Au total, trois en quatre week-ends tout de même.

Heureusement, j'avais un moral d'acier. Super content de sortir enfin la tête de ma mare de morve. Super content d'être présent à ce festoche, que je kiffe grave. Super content de bosser avec tout un tas de gens que je surkiffe surgrave, dans des conditions qui plus est très correctes. J'aurais pu squatter la même salle que l'année dernière, mais elle est en béton nu donc assez sonore. Vu que le nombre de tables s'annonçait plus important cette année, j'ai préféré migrer dans le hall moquetté pour éviter de me retrouver à mener à côté d'un autre meneur dans une pièce bruyante. Un deuxième plan Montpeul, non merci.

Dans les faits, il n'y a pas eu foule de joueurs. J'aurais donc pu rester tout seul dans ma pièce. Mais bon, une fois installé dans le hall, mes parties rythmées par les « Ping ! » de l'ascenseur tout proche, je m'y suis senti plutôt bien. J'ai donc fait les deux jours sur la (superbe) moquette que vous voyez sur la photo qui ouvre ce compte rendu. Surstylé.

Comme je le disais, on n'a pas croulé sous les joueurs, mais ma table fut, par une conspiration des Ligueurs et des Opaliens, irriguée d'un flux régulier. Résultat, des tables bien pleines. J'ai mené deux parties de moins que l'année dernière pour quasi autant de joueurs (62 contre 65). Jamais moins de cinq personnes donc pas de Grimmies, qui ne se joue à quatre seulement.

Par contre, je termine le samedi sur un Dracula à onze participants. M'était arrivé depuis longtemps. Après avoir enchaîné quatre parties, j'étais un gros poil crevé, ce qui a ralenti le rythme, mais ce fut néanmoins très fun. Le dimanche, fatigue accumulée et noobs obligent, tunnel d'Overlord. La première démo pour me chauffer. À la deuxième, rebelote. Au bout de la troisième, je ne suis plus en état de mener quoi que ce soit d'autre. Enfin si, je pourrais dérouler du Camlann, qui est assez reposant, mais n'ai jamais moins de six joueurs à table. Or c'est cinq maxi pour les chevaliers de la Table Ronde.

Après mes cinq Overlord de suite (sept en deux jours), je termine rincé mais content : ce fut un très bon week-end. Maintenant, repos. Parce qu'après j'enchaîne sur la sortie de Sombre 7, dont j'avais d'ailleurs quelques exemplaires en avant-première avec moi à Montrouge. De quoi m'occuper jusqu'à la reprise de mon calendrier de convs, début mai. Sombre par Johan, c'est rien qu'une sarabande sans fin.



Les mercis

+ Merci aux orgas et notamment à Serge pour leur soutien, leur amabilité et leur efficacité.

+ Merci à Opale et à la Ligue Ludique pour l'orga du pôle JdR et le recrutement. À peine avais-je terminé une démo que ma table était de nouveau pleine. Royal.

+ Merci à Projets R et à Krom en particulier, qui a mené du Sombre dans sa salle de torture du second étage et rabattu des joueurs vers le sous-sol pour que je les finisse sur la moquette. Un vrai duo de serial killers.

+ Merci à Saint Epondyle, digne représentant de Cosmo Orbüs, qui lui aussi à mené mon jeu à sa table et rabattu du gentil joueur vers la mienne.



Mon body count

10 parties, 62 joueurs, 49 morts
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Message par Johan Scipion » jeu. 13 avr. 2017 15:35

Sombre 7 pour Pâques


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illustration Greg Guilhaumond
d'après Johann Heinrich Füssli



Sombre 7 paraît en début de semaine prochaine !

+ La traditionnelle soirée de lancement aura lieu mardi 18 avril aux Caves Alliées, un bar rôliste près d'Odéon, à l'occasion d'une IRL Opale. Je tiendrai mon stand et ferai des dédicaces de 18h à 22h30. On pourra m'acheter Sombre 7 ainsi que tous les autres numéros car j'aurai du stock. J'ai créé un événement Facebook : http://bit.ly/2oa0S5f

+ Je lancerai la VPC aux particuliers dans la foulée. Les habitués de Sombre recevront l'habituel mail de sollicitation dans le milieu de la semaine. La procédure de commande n'a pas changé : http://bit.ly/2fKF4yi



Le blurb de Sombre 7 :

Au menu cette fois-ci, une aide de jeu que je playteste depuis quatre ans et un scénario que je brûle d'écrire depuis un quart de siècle.

Le story deck est un paquet d'une trentaine de cartes, accompagné d'une mécanique et d'un article dédiés. Leur objectif est d'enrichir la création des personnages et d'injecter du drama (dark, il va de soi) dans les parties de Sombre. Car le drama potentialise l'horreur en favorisant l'immersion des joueurs.

Le story deck est l'outil technique et narratif idéal pour créer facilement des liens forts à l'intérieur d'un groupe, inventer des secrets aux PJ, et maximiser les chances que ces derniers soient révélés durant la partie par les joueurs eux-mêmes. Un scénario inédit le (dé)montre. Ce one-shot long (une nuit de jeu) pour Sombre classic est un mélodrame horrifique et gothique dans l'ambiance des films de la Hammer.

La nuit sans été donne à jouer cinq prétirés : Lord Byron, Mary et Percy Shelley, Claire Clairmont et John Polidori. Il se déroule dans une villa des bords du lac Léman, lors de cette fameuse nuit d'orage de 1816 durant laquelle fut conçu le roman Frankenstein. De nombreuses aides de jeu l'accompagnent : feuilles de personnage prêtes à jouer, story cards personnalisées, plans, cartes de PNJ et cinq portraits réalisés par Greg Guilhaumond d'après des tableaux d'époque.



Le sommaire, en bref :

+ Article : Drama dark
Le mode d'emploi du story deck.

+ Scénario : La nuit sans été
Un mélodrame horrifique pour Sombre classic.
4 ou 5 joueurs – 5 à 6 heures

+ 28 pages d'aides de jeu
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Message par Johan Scipion » mer. 26 avr. 2017 16:06

Nouvelle contrepartie Sombre sur Tipeee et Patreon



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Sam jette un œil par la fenêtre : émergeant de la forêt toute proche, une armée de squelettes. Vingt ou trente cadavres décharnés, couverts de la terre du tombeau. Les précédentes victimes de Koro, le clown tueur, qui s'avancent vers la maison.


Les mécènes de Sombre ont reçu leur contrepartie d'avril. Il s'agit du compte rendu de deux parties que j'ai improvisées en novembre dernier dans une médiathèque de la banlieue parisienne. Une animation pour des gamins dans le cadre d'une opération de sensibilisation au sexisme. Oui, parfaitement.


Pour recevoir tous les mois du Sombre inédit par mail, abonnez-vous sur Tipeee ou Patreon.

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Message par Johan Scipion » mar. 2 mai 2017 11:57

Hop, des news de Sombre



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illustration Greg Guilhaumond
d'après Johann Heinrich Füssli


+ Sombre 7 est paru et disponible à l'achat auprès de son auteur (bibi). Tous les numéros précédents, y compris le hors-série, le sont d'ailleurs également. Les conditions n'ont pas changé : http://terresetranges.net/forums/viewto ... 5589#p5589


+ Il y aura du Sombre ce week-end au Salon Fantastique. Je suis invité par Opale-Rôliste sur le stand JdR interassociatif. J'y assurerai des démos de mon jeu samedi et dimanche en après-midi. Plus d'infos ici : http://terresetranges.net/forums/viewto ... 697#p15697


+ Je participerai à la 124e IRL Opale du mardi 16 mai. Ça se passe aux Caves Alliées, un bar rôliste parisien (Odéon). Comme d'habitude, j'assurerai des démos au sous-sol et aurai du stock de zines dans mon sac. Plus d'infos ici : http://terresetranges.net/forums/viewto ... 969#p15969



Gardez un œil sur ce fil. Demain, ici même, une petite surprise.
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Message par Johan Scipion » mer. 3 mai 2017 11:23

Kliller Kloon – novembre 2016 – Antony


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Promenons-nous dans les bois, pendant que le clown n'y est pas.
photo Marina Ramo pour la médiathèque Arthur Rimbaud


Vous vous souvenez peut-être que j'avais, en novembre dernier, fait le compte rendu succinct d'une animation en médiathèque. En voici la relation détaillée.


À Antony aujourd'hui, rencontre au sommet. D'un côté, la médiathèque Arthur Rimbaud, bâtiment tout moderne, tout propre et tout beau. De l'autre, Johan, auteur de jeu de rôle tout pas moderne (old school style, yeah), mais quand même tout propre (hé, je me lave !) et tout beau (ouais, j'ai mon bandana des grands jours). L'animation a été organisée à l'initiative de Marina, rôliste, costumiste (ça se dit ?) émérite, et fan de Sombre. Le bon goût, voyez-vous.

Elle a géré les préinscriptions sur mes recommandations : quatre joueurs par partie, cinq maxi, 7 ans et plus, deux démos d'une heure chaque. Mon animation s'inscrit, qui l'eut cru, dans le cadre d'une opération de sensibilisation au sexisme. « Vivre ensemble : filles, garçons » que ça s'appelle. Dans la salle où Marina m'installe, une exposition sur le thème (panneaux et livres). Alors bon, comme vous le savez si vous lisez mes comptes rendus, le jeu de rôle comme support pédagogique n'est pas trop ma tasse de thé. Je préfère le jeu de rôle pour le jeu de rôle, c'est plus fun. D'un autre côté, je n'ai rien contre les contraintes créatives, qui souvent sont fécondes. Je ne procède pas autrement en playtest.

Quand Marina m'a parlé de sa thématique, je lui ai répondu que le plus simple était de partir sur une combo quickshot + cadrage de la créa collective. Des parties improvisées, dans lesquelles chaque joueur crée un personnage féminin et chaque joueuse un personnage masculin. L'idée est que les enfants se rendront vite compte que ça ne change absolument rien. Puisqu'on y joue des victimes horrifiques, les règles de Sombre ne s'encombrent pas des questions de genre. Face à Jason, boobs ou pas boobs, c'est tout comme pareil : tu meurs. L'égalité par la machette, c'est tout moi. Me voilà donc parti pour décliner la thématique. À ma table aujourd'hui, ce sera « Mourir ensemble : filles, garçons », un programme qui me semble bien cool. Nous jouerons évidemment en Zéro, système le plus accessible aux enfants. Et ce sera du standard, c'est-à-dire que les PJ seront des victimes, des vraies.


Cast 1

Marina fait entrer le premier groupe dans la salle. Je me suis installé à une table, dos à la fenêtre. Devant moi, quatre filles et un garçon, avec une amplitude d'âge assez importante, 7 à 13 ans. En spectatrices, Maria et une mère de famille, qui s'est morfondue durant toute la séance. La vie de parent est un sacerdoce. Une minute de présentation de Sombre (film d'horreur imaginaire blablabla inventer une histoire ensemble blablabla jouer des victimes), suivie de trente secondes d'explication des règles (Niveau, jets, dommages) et nous voilà à pied d'œuvre. Carmen, une gamine très éveillée, m'interrompt, toute catastrophée, pour me dire qu'elle a écrit son Niveau en toutes lettres sur sa tuile (« trois ») et non en chiffre. C'est tout meugnon.

Je pourrais demander aux enfants dans quel décor ils veulent jouer, mais n'en ai pas le temps. Le créneau étant d'environ une heure, je me laisse vingt à trente minutes de brainstorming. Vingt seraient mieux : j'ai quand même cinq joueurs, faut pas traîner. D'ailleurs, je me mets aussitôt à présenter le setting. Je pose sur la table Paradise lake, ma cabane au fond des bois parue dans Sombre 5. La version meublée, mais bridée : plus petit que celui que j'ai publié, ce plan tient sur deux tuiles Zéro contiguës, qui excluent la clairière aménageable. Restent la maison et le chemin qui serpente jusqu'au lac. Plus que suffisant pour nos besoins.

On enchaîne sur la création collective. Mes demandes sont minimales : un nom, une tagline (profession + personnalité), un concept de groupe, et une bonne raison de se retrouver dans les bois. La table étant très jeune et archi débutante, il serait déraisonnable d'attendre des joueurs qu'ils interprètent leurs personnages. Au sens théâtral du terme, entends-je. Nous avons besoin de vecteurs d'action plus que de prétextes à roleplay. Du coup, un peu n'importe quoi fait l'affaire. Pas besoin de se creuser trop la cervelle, la première idée est quasi toujours la bonne. Super pratique.

Sharlène (10 ans) joue Nicolas, banquier généreux. Milena (13 ans) joue Michaël, son frère, un dessinateur énigmatique. Voilà qui m'interpelle. Comment que se fait-ce donc qu'il est énigmatique, le gars Michaël ? Milena ne sait pas trop, mais on tombe d'accord sur l'idée qu'il cache un secret. Il y a quelque chose de louche chez lui et c'est en rapport avec la forêt. Sathy (11 ans) joue Sam, devenu chasseur de fantômes après qu'il ait vu sa lampe de chevet léviter. Ça vaut bien la migration inexpliquée d'éponges du professeur Stantz, moi je dis. Carmen (7 ans) joue Raphaël, pompier triste. D'où lui vient toute cette tristitude ? Sa femme, Sana, est morte assassinée, me répond Carmen. Quand je vous disais que c'était une petite fille très futée. Je note l'info dans un coin de mon cerveau (et de ma relation map). Un spectre est toujours le bienvenu. Enfin, Valentin joue Stéphanie, policière sévère. Avec elle, la loi, c'est la loi ! Elle dispose de Tir et de son revolver de service, la seule arme que j'alloue au groupe. Bien vu ton concept de perso, Valentin : tu grattes un gun. Au train où vont les choses, on est partis pour jouer 30 minutes. Si j'arme tous les PJ, il va me falloir un max d'antagos pour décimer le groupe et ça va me prendre un temps colossal. Que je n'ai pas.

Pourquoi tout le monde est-il en forêt ? Une excursion organisée par Nicolas au profit de ses clients (c'est un banquier généreux, rappelons-le. Une perle rare). L'idée est de son frère, Michaël, qui trame quelque chose en secret. Y a-t-il du surnaturel dans le setting ? Un oui franc et massif. Et quid des antagos ? Les idées fusent : un fou dans la forêt (classique), des clowns tueurs (moins classique, j'aime) et une armée de squelettes (da fuck ?!?).

Il est 15h30 et j'ai une demi-heure pour boucler la partie, quarante minutes si j'empiète sur mon quart d'heure de pause. Ça va le faire, faut juste y aller franco d'emblée. Exposition courte puis survival bourrin, un vrai bon plan à la Hannibal Smith. Sans accroc.


Fiction 1

Nous sommes dans les années quatre-vingt, la décennie du fluo, de la musique électronique et des coupes de cheveux improbables. Pareil que maintenant, les portables en moins. Or donc, randonnée en forêt. En début de journée, tout bien. À la fin, tout pas bien. La fatigue d'abord, l'inquiétude ensuite. À la nuit tombée, les PJ sont perdus. Heureusement, comme par une opération du Saint-Esprit (ou plus sûrement grâce au plan machiavélique ourdi par Michaël), une cabane apparaît au détour du chemin forestier. Aussitôt, ze question rôliste : que faites-vous ?

On se sépare bien sûr ! Raphaël et Stéphanie contournent la maison par la droite et s'enfoncent dans la forêt pour ramasser du bois. L'idée serait de faire du feu dans la cheminée, dont on aperçoit le conduit depuis l'extérieur. Les autres contournent par la gauche, s'avancent sous le porche, frappent (Miléna insiste, c'est plus poli), ouvrent la porte et entrent dans la cabane déserte. Pas inhabitée, plutôt très mal entretenue. Au mur, de vieux trophées de chasse mangés par les mites : des cerfs, des sangliers, des... ours, me souffle Sharlène. Oui parfaitement, des ours. Le reste de la baraque est à l'avenant : poussière, saleté, odeur de renfermé, insectes et autres nuisibles. Carrément pas le Ritz, mais c'est ça ou passer la nuit dehors.

Tandis que les deux autres ramassent toujours des branchages, exploration. Encombrée de vieux cartons de toutes les tailles, la chambre aux trois petits lits sert de débarras. Michaël entre dans l'autre, celle au lit double. Les murs sont tapissés d'affiches de cirque, des clowns partout. Ah ben oui, on me demande, moi j'exauce. Sur la commode, face au lit, une table de maquillage, comme dans une loge : miroir mural, lampe à gaz (pas d'électricité dans la maison), plein de boîtes de maquillage, des perruques aux couleurs criardes et des faux nez.

Michaël s'assoit et commence à se grimer en clown, pour faire une farce à ses compagnons, me dit Milena. C'est à ce moment que je tilte. Jusque là, je me disais que le killer klown se baladait dans la forêt, façon Jason, et qu'il ne tarderait pas à tomber sur Stéphanie et Raphaël. Le matos de cirque dans la maison était juste un signe avant-coureur, une préparation narrative pour éviter que mon antago ne tombe de nulle part. Avec cette histoire de déguisement, je percute que le fou dans la forêt est Michaël. Le clown tueur est un PJ ! Ce virage vers le PvP me paraît jouable car Milena 1/ est la plus âgée de la table et 2/ réagit bien à mes sollicitations. Y'a moyen. Du coup, je l'arme : du premier tiroir de la commode, le clown tire un poignard de chasse.

Dans la forêt, on trouve des branches mortes, mais pas que. Dans l'obscurité noire et obscure (les bois la nuit, cette plaie), on entend un pas lourd qui approche. Stéphanie dégaine son revolver, Raphaël continue son ramassage, puis s'éloigne prudemment. Jugeant la policière très capable de se débrouiller seule, il retourne à la cabane. Carmen est finaude, c'est un bonheur. Soudain, quelque chose se jette sur Stéphanie en hurlant. « Oulah, j'ai eu peur » commente Valentin. Bonne nouvelle, garçon, parce que ma jump scare était un peu faite pour ça ! Sur la description par contre, je sèche. À la base, ce devait être un clown, sauf que l'idée est déjà prise par Michaël. Me faudrait autre chose pour éviter le doublon. Un squelette peut-être ? Nan, prématuré. Je vois plutôt l'armée des morts en finisseuse, au climax. En attendant l'idée qui va bien, je prétexte de l'obscurité pour ne lâcher qu'une description minimale : des griffes sorties de la nuit.

Ce n'est pas le flou descriptif qui va nous empêcher de nous battre. Je m'octroie un Niveau 4 (le temps file, faut pas mégoter), mais rate quand même. Stéphanie aussi. Au Tour suivant par contre, je claque un 3 et l'égorge. Ayé, j'ai trouvé : c'est un ours ! Merci Sharlène. Il laboure la policière de ses griffes et finit par lui déchirer le cou avec ses crocs. Premier mort. Aussitôt, je transmets l'antago à Valentin. C'est un peu risqué. Tout volontaire qu'il soit (il s'implique bien depuis le début de la partie), il est parmi les plus jeunes : 7 ans. S'il ne joue pas le bestiau agressif, je suis dans les ennuis car je n'ai pas d'autre PNJ à dispo pour mettre la pression. Je viens de claquer mon ours et mon clown, ne me reste plus que les squelettes. Si tout le reste foire, je les envoie à l'assaut de la maison. D'ici là, j'aimerais qu'il se passe des trucs dedans, sanglants si possible. Pare que sinon, la partie risque d'être un peu plate.

Michaël, déguisé en Koro le clown avec son maquillage à la truelle façon Joker de Nolan, cache son poignard derrière son dos, histoire de se la jouer discrète. Tandis que Raphaël arrive avec sa brassée de branchages, le clown rejoint les autres dans le salon. Sur le porche s'avance l'ours, qui griffe le bois et éventre la moustiquaire. J'incite Valentin à l'action parce que vraiment, le temps presse. Les atermoiements ne durent guère. Répondant à mes sollicitations, les enfants jouent le PvP. Koro sort son couteau, Nicolas récupère une feuille de boucher dans l'armoire, Raphaël balance des branches sur l'ours, qui charge toutes griffes dehors. Ça charcle sévère. Nicolas meurt, Raphaël aussi.

Sam, qui pense très fort à la fuite, jette un œil par la fenêtre : émergeant de la forêt toute proche, une armée de squelettes. Vingt ou trente cadavres décharnés, couverts de la terre du tombeau. Les précédentes victimes de Koro à n'en pas douter. Ils s'avancent vers la maison. À l'intérieur, Sam est tué par l'ours, qui entreprend aussitôt de lui dévorer les entrailles. C'est qu'il avait faim, le gros pépère. Koro, satisfait, flatte l'encolure de l'animal, une bête de cirque bien sûr. Les squelettes, quant à eux, disparaissent comme s'ils n'avaient jamais existé. Étaient-ils réels ?

Générique.


Cast 2

Il est 16h10, j'ai débordé de dix petites minutes sur mon premier créneau, mais y'a pas mort d'homme. Courte pause toilettes + restauration, puis j'enchaîne sur la seconde impro. Sportif. Heureusement, j'ai l'habitude. Même si le public enfantin et le nombre de joueurs (cinq encore à la seconde partie) compliquent un peu l'affaire, c'est un truc que je fais souvent en playtest, dans ma cuisine. Donc je gère sans stress. L'entraînement a du bon.

L'amplitude d'âge de la seconde table est moins importante que celle de la première, mais les joueurs sont plus jeunes, entre 9 et 12 ans. Plus Abderrazak, 6 ans, qui a menti sur son âge pour participer. Marina s'en est rendue compte, mais l'a accepté parce qu'il accompagne Soaad, sa sœur de 10 ans, et que cette dernière ne veut pas jouer sans lui. Résultat, c'est chaud pour moi. 6 ans n'est pas trop jeune pour un quickshot, à partir du moment où je n'ai pas beaucoup de joueurs à table, ce qui me permet de consacrer pas mal de temps à chacun. Or là, ils sont cinq. À côté d'Abderrazak, Soaad donc et Yolande (9 ans), toutes deux de bonne volonté mais un peu timides et qui ne tarderont pas à jouer la tête sur leurs bras croisés, une posture qui, chez les enfants, signale le retrait. En terme de jeu de rôle, on dit « sentorette ». Heureusement, il y a Cyrine (9 ans, très éveillée) et Mael (12 ans), l'un et l'autre actifs limite proactifs. Ce sont sur eux que je vais m'appuyer pour tirer la partie.

Allez, créa collective. Un tantinet plus laborieuse que la précédente. Trente bonnes minutes pour un résultat somme toute sympa, jugez plutôt. Soaad joue Ryan, détective honnête. Abderrazak joue Imen, une détective aussi, mais en colère. Imen est la sœur de Ryan et aussi sa collègue. Ils ont autrefois travaillé pour Yohan, sprinteur sérieux joué par Yolande. Leur association tournait autour d'une sombre histoire de dette d'argent. Maël joue Juliette, la cousine de Yohan, pharmacienne irritable. Cyrine enfin joue Roméo, pilote de ligne gentil. Juliette aime évidemment Roméo, mais c'est compliqué. Absorbé par son travail, ce dernier n'a guère de temps à lui consacrer. Pas facile la vie chez les Capulet-Montaigu.

Que font tous ces gens ensemble ? Un braquage pardi ! Un fourgon blindé, dans les débris duquel ils ont récupéré la grosse valise de billets que porte Yohan. Du coup, je donne Tir à tout le monde (softcore à volonté, c'est la fête) et arme trois des personnages au hasard. Chacun lance un d6, ceux qui obtiennent les résultats les plus élevés chopent une arme de leur choix. Roméo, un couteau. Ryan, une mitraillette. Juliette, un AK-47. « Pourquoi tout ce matos ? » demandez-vous, alors que j'ai encore moins de temps de jeu qu'à la partie précédente ? Il est déjà 16h55, et mon créneau finit à 17h15. Marina me confirme que je peux déborder un peu, ce qui tombe bien parce que j'ai un plan. Un autre plan, je veux dire. Ou plutôt non, le même, mais pas tout à fait.


Fiction 2

J'avais un peu cogité en préparation de mon animation. Le plan A, c'était deux quickshots indépendants : même setting (Paradise lake) et histoires différentes. Le plan B, c'était deux quickshot enchaînés : même setting et même histoire, un diptyque. Au vu des conditions de la seconde partie (table moins dynamique, créneau plus court, meneur fatigué), j'opte sans hésiter pour le plan B. Outre que cela raccourcit le brainstorming et la mise en place, c'est plus fun pour moi, qui profite de la continuité. Hé, faut bien que le meneur aussi se fasse plaisir ! Et puis, j'ai une spectatrice, Marina, pour qui l'effet d'enchaînement fonctionnera également.

Mon déroulé prévisionnel est intro in media res + survival over bourrin. Pas d'exposition roleplay, pas d'exploration de la maison, juste du combat. Un Overlord qui commencerait directement dans l'église, sans le blabla sur le parachutage. D'où les armes et les Tir. Je sais que j'ai une grande chance de me faire plier mes deux antagos, Koro et l'ours, pas particulièrement vaillants (un Niveau 3, un Niveau 4, aucun Avantage de protection). C'est pas grave du tout car maintenant, j'ai du répondant : un groupe d'Allemands, pardon de squelettes. On les a à peine vus dans l'épisode précédent, là je les sens partis pour crever l'écran.

Donc braco. Gros plan bad : fusillade contre la police, puis fuite dans une voiture criblée de balles, qui rend l'âme sur une route forestière. Les personnages continuent à pied, l'athlète du groupe se chargeant de la valise de pognon. À la nuit tombée, ils aperçoivent une cabane, qu'ils contournent jusqu'à l'entrée. Le porche est éclaboussé de rouge, les planches ont été labourées par des griffes. La moustiquaire est arrachée et la porte ouverte. Dans la salle à manger, pure boucherie. Trois cadavres étendus sur le sol, du sang partout, un ours qui dévore le bide d'un macchabée et, comme si ce n'était pas assez, un clown maquillé à la truelle avec un poignard de chasse. C'est pas la fête des braqueurs aujourd'hui.

Koro jette un regard fou à Ryan et l'interpelle : « Kesse tu veux, t'as un problème ? ». La réaction des joueurs ne se fait pas attendre, ils bourrinent. Ryan crible l'ours de balles, tandis que les autres s'acharnent sur le clown. Mes deux antagos y passent rapido, ce qui était attendu. « Y'a des cadavres et du sang partout, que faites-vous ? ». « On nettoie » répond Cyrine avec un aplomb extraordinaire. Meilleure réplique de la journée ! Tandis que Roméo passe à la cuisine chercher un chiffon, Ryan sort les morts, à commencer par l'ours. Ça ne marche pas bien. Avoisinant les 300 kg, le bestiau n'est pas facile à déplacer. La dépouille de Sam est bien plus légère.

Ryan la traîne par les jambes jusque dans la forêt, où il tombe nez à nez avec une armée de squelettes. Un groupe de grands antagos, surpuissant en Zéro : une Blessure par Tour à tout le monde, ça ne rigole pas. Les squelettes pénètrent dans la cabane et massacrent le cast. Il est déjà 17h25, je dois conclure vite. Ryan meurt, Imen meurt, Juliette fuit par la chambre à trois lits, Roméo sur ses talons.

Yohan, qui cramponne toujours sa valise de thunes, se sacrifiera-t-il pour gêner les squelettes et les retarder un Tour ? Parce que oui, on peut gêner un groupe. À ses risques et périls, il va de soi. Cela permettrait à Roméo, déjà mutilé, de rejoindre Juliette, qui enfonce le volet pourri pour sortir. Pas de sacrifice qui tienne, décide Yolande. Résultat, Yohan meurt, puis Roméo. Juliette court comme une dératée dans les bois, les squelettes aux trousses. L'aube se lève tandis qu'elle rejoint une route et tombe sur des gendarmes, qui quadrillent la forêt à la recherche des braqueurs. Juliette, exténuée, se rend sans combattre. Quand elle se retourne vers les bois, elle aperçoit les squelettes qui disparaissent dans le crépuscule, comme s'ils n'avaient jamais existé. Les gendarmes n'ont rien vu. Juliette survit, est lourdement condamnée et finit ses jours en prison.

Générique.


Bilan

Trèèès sympa ! Toujours aussi cool de mener pour des enfants. Les difficultés étaient multiples (double impro, tables bien pleines, amplitude d'âge importante), mais je pense m'en être correctement tiré. Pour moi en tout cas, ce fut fun. En after, débriefing avec Marina.

Elle se dit surprise que la contrainte de créa collective filles/garçons ait été aussi facilement acceptée. Perso, je ne m'attendais pas à autre chose. Quand les gamins sont volontaires, tout passe fastoche. Si t'as envie de jouer, tu te plies aux règles. C'est quand on te force (les initiations rôlistes dans un cadre scolaire par exemple) que tu fais ton chieur. Tu te rebelles par principe, pour montrer que t'es pas content qu'on t'oblige, même si par ailleurs l'activité te semble cool. Là, tout le monde était partant, ce qui a grave mis de l'huile dans le moteur.

Marina me confie qu'elle est soufflée qu'Abderrazak, petit trublion hyperactif, ait été sage si longtemps. C'est qu'en fait, même si, eu égard à son jeune âge, il était plus spectateur qu'acteur, il était captivé parce qu'immergé. Est-ce que le jeu de rôle n'est pas surpuissant ?

Marina, qui craignait initialement que le gore ne pose problème, a pu constater que pas du tout. Je lui explique ce que j'ai écrit dans Sombre 6, à savoir que les enfants verbalisent leur inconfort durant le jeu. Pour peu qu'on les écoute un minimum, on sait en temps réel où ils en sont. C'est hyper pratique pour doser avec précision les éléments horrifiques. De manière générale, l'idée, malheureusement fort répandue, que l'horreur serait inadaptée aux enfants est un préjugé d'adulte. La meilleure preuve et qu'il est démenti par le marché des produits culturels : les films, bédés, livres et autres dessins animés horrifiques à destination de la jeunesse pullulent. Il n'y a qu'à voir le succès de Burton et de ses clones. Tout ceci pour une simple raison : les enfants aiment et en redemandent.



*



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Re: Sombre

Message par Johan Scipion » mar. 9 mai 2017 10:03

11 démos au Salon Fantastique – mai 2017 – Paris


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Let's do the Time Warp agaaaiiinnn !
photo Dae


Rhâââ lâââ vâââcheuuuh !

Ce fut rude de rude de chez rude de rude. À la base, le jeu en convention est souvent difficile car les conditions y sont rarement idéales. Surtout quand il s'agit de festivals qui mixent tout un tas d'activités, dont certaines peuvent être assez, voire très bruyantes. Mais là quand même, on a atteint des sommets. Le pompon, les enfants, le pompon.

Or donc, le Salon Fantastique a déménagé dans le nord de Paname. Le nouveau lieu n'est ni plus ni moins qu'un entrepôt, une vaste halle couverte, assez sonore et passablement froide. Je ne sais pas qui s'est dit que ce serait une bonne idée de prévoir des animations au micro non-stop durant trois jours, voire des concerts de musique geek, mais ce gars, faut juste le pendre. Au salon international du tuning, passe encore. Mais on parle ici d'un festoche assez massivement littéraire et ludique, toutes activités qui se pratiquent mieux dans le calme.

Par là-dessus, deuxième idée géniâââle : coller le stand interassociatif rôliste juste à côté de l'espace d'animation. Genre à moins de quinze mètres des amplis qui crachent à fond les ballons. Putain de ta mère en slip, ce fut hardcore ! J'ai assuré deux aprèmes de démos et tandis que je rédige ce compte rendu, je suis encore saoulé de bruit. Je ne parle pas de brouhaha, la contrainte standard en conv, mais bien de gros bruit qui tache. Des gars (très sympas par ailleurs, ce sont des potes) qui passent leur journée à te transformer ton festoche en discomobile. Et vas-y que je t'harangue la foule en délire, et vas-y que je te déballe un quizz, et vas-y que je braille à trois en même temps pour faire plus cool.

Exténuant.

Parce que nous, pendant ce temps-là, au village rôliste de-chez-Smith-en-face, on souffrait à monter des parties de JdR qui tiennent un minimum la route. Sombre à ma table, c'est toujours une combo boulot + plaisir, mais ce week-end au Salon Fantastique, ce fut surtout du gros taf. J'ai assuré, hein, je suis un professionnel. Je ne crois pas avoir démérité question maîtrise et j'ai tenu les créneaux auxquels je m'étais engagé. Onze parties en deux jours, une soixantaine de joueurs à moi tout seul. Mais putain que ce fut difficile ! Et je ne parle même pas du samedi soir, où c'est devenu carrément impossible : avec le concert à deux pas, plus moyen de bosser. Chômage technique dès 19 h (le Salon fermait à 22).

Du coup, j'ai limité mes parties à six joueurs, et dans les faits souvent cinq. Je n'ai tourné que sur deux scénars, ceux que je peux le plus facilement dérouler dans le gros bruit : Overlord huit fois (ouais, quand même) et Camlann trois fois, parce que j'ai eu des familles à ma table. Le public était plutôt très cool, de jeunes geeks en majorité. Par contre, il aurait fallu me payer (cher) pour que je fasse la troisième journée. J'hésitais a priori parce que trois jours de suite, en soi c'est long. Mais au bout de deux heures de discomobile, je ne rêvais plus que d'un lundi tranquille chez moi.

Une deuxième date est prévue en novembre, un second Salon Fantastique sur trois jours. Je me tâte vachement. La perspective de remettre le couvert avec le froid automnal en prime ne me vend pas du rêve. Ah, un dernier truc : les fouilles au corps à l'entrée étaient franchement inappropriées. Les sacs encore, je veux bien. Risque terroriste, état d'urgence, blablabla. Passons. Mais la palpation façon BAC (pas le diplôme, hein, la police), c'était over too much. Hé les gars, redescendez sur Terre : c'pas un concert ni un match de foot, juste un salon des cultures de l'imaginaire !


Les mercis

Super merci à Opale pour l'invitation, l'orga en amont, le catering et le recrutement sur place. Merci également à Antre et la Ligue Ludique, qui eux aussi ont largement participé au remplissage de ma table. Ce fut un plaisir de bosser avec vous tous. Un plaisir et un honneur. Total respect aux meneurs et aux orgas qui, durant ces deux jours, ont assuré dans des conditions pas faciles. Big up, les gars et les filles.


Mon body count

11 parties, 59 joueurs, 54 morts
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Re: Sombre

Message par Johan Scipion » lun. 22 mai 2017 16:14

Sombre trilogie


Des gens jouent à mon jeu, et je trouve ça cool. Parmi eux, un bon paquet produit son propre matos, et je trouve ça encore plus cool. Certains le mettent gratuitement à la disposition du public rôliste, ce qui est plus cool que plus cool : übercool. Ces derniers jours, ce ne sont pas moins de trois dark worlds, des univers pour Sombre, qui ont poppé sur le Net.


*


Batronoban publie Etrange Empire, un scénario rejouable dans lequel les PJ sont des acteurs prisonniers d'un film maudit. Du Sombre onirique et surréaliste, entre David Lynch, Robert Chambers (Le Roi en Jaune) et John Tynes (The Hastur Mythos).

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« Etrange Empire, c'est comme conduire la nuit sur une route déserte, en prenant des Polaroïds de sa berline qui crame en contrebas. C’est baiser une statuette des Oscars en hurlant à la fin du monde. C'est prendre une caméra, tuer un passant au hasard et filmer le tout dans les moindres détails. »

Et moi, depuis que j'ai lu ça, je me demande ce que ça fait de « baiser une statuette des Oscars ». Se faire baiser par une statuette, je visualise. C'est un plan façon L'Exorciste, sauf qu'au lieu de Jésus, c'est Oscar (rhâââ, déceptif). Mais baiser une statuette ?!? Voilà bien un mystère qui mérite d'être éclairci (ou pas) par une partie d'Etrange Empire !

Etrange Empire est ici : http://bit.ly/2rtCJMM


*


DeathAmbre publie Darkline, qui donne à jouer des flics confrontés à l'horreur surnaturelle. Du contemporain fantastique sévèrement burné pour Sombre zéro, un peu comme si, dans Supernatural, les frères Winchester étaient les adjoints du sheriff venus constater les dégâts, ou les membres de l'équipe SWAT appelés en renfort.

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« Servir & Protéger lorsque le monde bascule et que la réalité part en vrille. Lorsque Aujourd'hui & Maintenant n'est plus ce quotidien bien connu et rassurant. Survivre & Résister lorsque les ténèbres et les ombres deviennent une menace et que l'aube tarde trop à venir. Un système Zéro avec 4 archétypes borderline et 4 plaques de police, pour jouer des films noirs mâtinés de fantastique inquiétant et meurtrier. »

Darkline est ici : http://bit.ly/2qMYczr


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Saint-Epondyle publie Mad World, une série de scénarios d'horreur indépendants, inspirés de la vie réelle. Destinées à Sombre classic et zéro, ces histoires cyniques et violentes parlent du monde tel qu’il est. En pire. Aviez-vous jamais rêvé de jouer C'est arrivé près de chez vous ? Et bien, aujourd'hui c'est possible.

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« Tous les scénarios de Mad World partent d'une situation réelle ou archétypale dans laquelle le monde vire à la folie : la frénésie autour des soldes, l'industrie du mariage, le sérieux des candidats de télé-réalité, etc. Dans Fast-Food Massacre, premier segment de la série, les personnages sont les équipiers et clients d'un fast-food de seconde zone. Assiégés par un commando de liquidateurs écologistes, ils doivent défendre le restaurant au péril de leur vie. »

Mad World est ici : http://bit.ly/2q3pS3V



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Quant à moi, je serai ce week-end à Ludinam, le festival ludique de Besançon. Deux journées de démos non-stop. Venez nombreux mourir à ma table, ça va être trèèès fun.
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Message par Peggy » lun. 22 mai 2017 17:45

Supercool ;)

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Re: Sombre

Message par Johan Scipion » ven. 26 mai 2017 00:55

Mercredi 31 mai : nouvelle contrepartie Sombre sur Tipeee et Patreon



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Dans l'écran de contrôle de la caméra, Nicolas reconnaît Maxime, son frère jumeau. Vêtements déchirés, membres brisés, nombreuses plaies sur le visage et le corps, mâchoire inférieure arrachée. Il pisse le sang et s'avance vers lui, son couteau de chasse à la main.


Mercredi prochain, les mécènes de Sombre recevront leur contrepartie de mai, le compte rendu du quickshot que j'ai improvisé en avril dernier à la convention Eclipse. On y lira la manière dont j'ai, en plein jeu et en temps réel, entièrement refondu un PJ via son environnement pour les mettre l'un et l'autre au diapason du cinéma d'horreur.

Ce texte d'une dizaine de pages A5 (25.000 signes) est une exclusivité. Je ne le diffuserai pas sur les forums rôlistes. Si vous voulez le recevoir dans votre boîte mail, abonnez-vous avant mercredi à la page Tipeee ou Patreon de Sombre. Il ne vous coûtera qu'un euro ou un dollar.

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