Reflexion sur les épreuves ludiques 1.0

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Maitre de l'asthme
Prénom : Jules
Localisation : Lyon

Reflexion sur les épreuves ludiques 1.0

Message par Maitre de l'asthme » sam. 29 avr. 2017 14:15

En guise d'avant propos, de prélude, de préambule, d'exorde ... Je m'inspire des podcasts de Wenlock suivants {insérer ici} et c'est avec un ami (un vrai!) que j'ai construit la plus grosse partie de cette réflexion, Axel et Wenlock, je les remercie donc...

INTENTIONS: le but de cet article est de sensibiliser la pratique du jdr papier à une diversité vis à vis de la création d'épreuves ludique: être plus libre du support pour créer des épreuves que j'espère plus adaptées et plus amusantes.
Je me considère comme illégitime pour parler du grandeur nature, considérons que toute cette réflexion n'est pas applicable au jdr grandeur nature.

Je vais m'intéresser ici au concept d'épreuve ludique (Mais tonton, c'est quoi une...) que je définirais en temps et en heure, c'est à dire à la fin.

Ce qui va se passer on vas dérouler la réflexion telle qu'elle est venue et on va ensemble constater (plus exactement, vous allez me donner des conseils pour reformuler la réflexion de manière moins dégueulasse, je compte sur vos retours).

La réflexion s'intéresse originellement aux deux questions suivantes:
1) Un éloignement du hasard contrôlé vers des épreuves plus variées, plus ludiques ?
2) Quels types de support tolérables pour créer une épreuve?

Partie 1: Là où je galère pour comprendre ce qu'est une épreuve et comment elle se comporte

A) à partir de quand quelque-chose est une épreuve? à partir de quand ça ne l'est pas?

On a besoin de trois entités pour comprendre à partir de quoi qqch est une épreuve:
[*]La joueuse (ou le groupe de joueuses) càd un humain qui incarne actuellement un personnage.
[*]La fiction, l'univers où évoluent les personnages.
[*]L'épreuve, l'entité qui permet à la joueuse de statuer sur une situation dans la fiction, situation liée au personnage.

Une épreuve est une mécanique de jeu qui permet de connaître l'issue d'une situation.

B) Le hasard contrôlé? C'est à dire?

En fait cette sous question est une introduction à la partie 2, la notion de "hasard contrôlé" va s'éclairer et admettre une définition plus précise et plus instinctive que ce qui suit.
Pour l'instant on va se contenter de:

J’appelle Hasard Contrôlé, ou HC, l'utilisation du hasard dans une épreuve avec la possibilité de calculer les probabilités de réussite (un jet de dés, un tirage de cartes, etc...).


C'est à dire que
"tu jettes un d20, tu fait 18 ou + tu touche le maringouin d'un face avec ton fusil" c'est une épreuve qui se base sur du HC.
"tu pioches dans ce jeu classique de 52 cartes (sans les jokers), si la carte est rouge tu remporte la cagnotte" aussi
En revanche
"tu jette la balle, si tu touche la cible au bout du couloir, tu réussis ton tir" est une épreuve (après avoir jeté la balle, on sait si l'épreuve est passée avec succès ou non) mais impossible de calculer la probabilité exacte de réussir le tir ou nom: ça dépend du joueur.

C) S'éloigner du HC? Pourquoi donc? Préciser notre définition de l'épreuve

Je présuppose ici que vous connaissez le HC, on vous le rabache dans la totalité des jdr classique et une minorité non négligeable de jdr indépendant.
On va donc ne pas s'intéresser aux avantages du HC mais questionnons nous sur ce qui n'est pas du hasard contrôlé et pourquoi c'est intéressant (on verra dans la partie deux ce qui n'est pas du HC plus précisément pour l'heure: )

Ici je vais parler d'immersion et je vais m'en servir pour cerner un peu mieux le concept d'épreuve.

Constat 1: si je demande à Axel de taper sur la tronche de son MJ avec un épée factice pour déterminer le sort de son personnage, on remarque:
a)Que c'est une épreuve mais qui ne repose pas sur le HC.
b)Que ça ne favorise pas l'immersion dans le jdr, même si axel prends son pied.
"Mais pourquoi Jules?" Me demande Axel, ma tatannant la tête à coup d'épée (factice j'espère...)
Il y a un décalage énorme entre le niveau au sabre d'Axel et du personnage qu'il incarne, l"épreuve le met en exergue et donc, la situation est ridicule...
Il s'agit d'un fort décalage esthétique ( Axel ne ressemble pas nécessairement au personnage qu'il incarne, l'environnement est différent et surtout, Axel est une bille au sabre).
En revanche il n'y a pas de fort décalage conceptuel: un combat au sabre contre un combat à l'épée.

Constat 2:si je demande a Axel de jeter un dé ou équivalent pour déterminer s'il réussit à défaire son ennemi
a) c'est une épreuve qui repose sur le HC
b)elle n'est pas ridicule et ne perturbe pas l'immersion (relativement parlant: ce n'est pas le sujet)
Il y a un décalage conceptuel absolu (il n'y a aucun rapport entre jeter des dés et battre un gobelin/MJ à mort).
Le décalage esthétique est moins important (évidemment que ce dés ne ressemble pas à une épée: c'est absurde, on note malgré tout qu'il est plus agréable d'avoir des dés couverts de sang (factice!) pour l'occasion)

De ces deux constats, on avance une nouvelle définition de l'épreuve autour du décalage:
une épreuve c'est toujours l'entité qui permet de statuer sur un élément de la fiction, et elle admet par construction un décalage esthétique et conceptuel par rapport à la fiction.
voir épilogue de la deuxième partie sur le sujet

Constat 3: Si je crève les yeux d'Axel, il ne peut plus jeter une boulette de papier sur une cible, ce qui est bien dommage vu que c'est une épreuve.

Constat 4: Si Axel est myope, il rate plus souvent la cible et se plaint.

une épreuve c'est toujours l'entité qui permet de statuer sur un élément de la fiction, et elle admet par construction un décalage esthétique et conceptuel par rapport à la fiction. Puis quand on l'exporte elle admet un décalage subjectif (vis à vis des joueurs)
Remarque: En général, on n'a pas ce problème avec le HC.

C'est à dire que, une fois l'épreuve crée, elle admet un décalage par rapport au groupe
-l'épreuve peut ne pas être compatible avec le groupe (course ou jet de projectile pour une joueuse aveugle).
-l'épreuve peut être adaptée au groupe, je vais développer ce point.

D) Adapter une épreuve qui ne s'appuie pas sur le HC.

Prélude: Dans quelles circonstances va-t-on adapter notre épreuve à un groupe?
Un avantage du HC est son équité: tous sont égaux devant la loi des dés. Ainsi dans le cadre d'une épreuve compétitive ou indépendante, les joueuses peuvent légitimement remettre le concept d'épreuves sans HC.
Mais le problème n'est pas nécessairement dans l'absence d'équité: On peut le voir comme une problème de confiance entre les joueuses.
J'affirme donc: Un groupe de JDR qui se fait confiance a accès à plus d'épreuves, plus variées.

En effet pour adapter une épreuve qui est passée par le PdS (prisme de subjectivité), il va falloir demander aux joueuses leur ressenti vis à vis de la difficulté de l'épreuve.
Exemple: Pour l'épreuve: "touche la cible avec la balle et c'est gagné", l'adaptation peut passer par
-on demande joueuse après joueuse où placer la cible pour un tir facile/moyen/difficile
-on fait des test joueuse par joueuse pour confirmer les position
-on choisi la place de la cible différemment pour chaque joueuses
problème: ça prends du temps et pour peu qu'on soit dans un type de préparation non linéaire, ne pas jouer une épreuve où on a fait beaucoup de test est frustrant et faire des test juste avant l'épreuve est mortel à l'immersion.
On soulève ici un point important: Il y à aussi un décalage de l'épreuve vis à vis de la préparation de la partie. (on est bientôt prêt pour une définition satisfaisante de l'épreuve)

On remarque que la compétitivité des épreuves n'influe pas sur la possibilité de les adapter à un groupe ou non, c'est bien le type de confiance dans ce groupe qui compte.

E) la place de l'épreuve dans la préparation de partie, l'adaptabilité de l'épreuve

Avant tout, il y a à peu près autant de manière de préparer puis mener une partie que de gens qui se décide à le faire.
La question "comment dois-je planifier mes épreuves?" a donc un intérêt limité vu qu'elle dépend très fort des manières de mener et de préparer qui sont adoptées.
Malgré tout, tracer de grandes lignes va nous aider à comprendre mieux le concept de décalage scénaristique (ou vis à vis de la préparation).

Le concept d'adaptabilité d'une épreuve en première approche c'est la manière dont ce que prends l'épreuve en entrée peut varier.
C'est à dire: une épreuve est d'autant plus linéaire (ou d'autant moins adaptable) qu'elle défini à l'avance une quantité conditions initiales de la fiction qui lui sont essentielles (on ne peut utiliser l'épreuve si les conditions dans la fiction ne sont pas remplies).

Exemple linéaire pour une fusillade:
-les conditions météo sont fixés.
-les personnes participants à la fusillade sont connus et on sait comment elle vont. (typiquement elle sont vivante...)
-le lieu est connu.
Exemple moins linéaire:
-on se fiche de la météo.
-on ne sait pas qui participe.
-on ne sait pas où se passe la fusillade.

D'un point de vue ludique, plus une épreuve est linéaire, plus on connait de choses sur la fiction au moment de la conception de l'épreuve (par définition) et donc plus on peut ajouter de règles spécifiques à la situation et donc possiblement rendre l'épreuve cohérente avec la fiction (à condition de bien choisir les règles, ce n'est pas le sujet).

D'un point de vue préparation, plus une épreuve est linéaire plus la préparation de la partie doit l'être si on veut espérer que les conditions nécessaires à l'épreuve soient réunies.
Si on reprends les exemples, en cas de scénario non linéaire, si les joueurs sont libres il y a une chance non nulle pour que
-les joueurs détruisent un truc nucléaire ce qui risque fort de perturber la météo possiblement tuer des acteurs de la fusillade et détruire le lieu prévu.
-les joueurs décident de ne pas régler leur problème par une fusillade
Conséquences: l'épreuve linéaire appartient à la poubelle.

L'adaptabilité est en fait le concept opposé à celui de décalage vis à vis de préparation.

Les Grandes Lignes:
-une préparation de partie linéaire avec des épreuves linéaires ne pose pas de problème.
-une planification faites autour d'épreuves déjà faites, pareil
-une préparation non linéaire avec des épreuves non linéaire avec des épreuves non linéaire pareil
-une préparation non linéaire où on crée pendant la partie les épreuves sur le moment pareil
et tout mélange des trucs ci dessous doit bien pouvoir marcher pour peu qu'on y mette du sien.

FINALLEMENT

Une entité est une épreuve à partir du moment où elle permet de statuer sur au moins un élément de la fiction par la données d'au moins une valeur de vérité (ou booléennes).
Lors de sa construction, elle admet de manière absolue un décalage esthétique et conceptuel vis à vis de la fiction.
Quand on l'exporte à un groupe de jeu, elle admet un décalage relatif vis à vis du groupe de joueuses et de la préparation de la partie.

Maintenant qu'on a une théorie un peu plus solide de ce qu'est l'épreuve et comment elle se comporte après création on va pouvoir s'intéresser à sa provenance: D'où crée t-on l'épreuve? Sur quoi se repose t-elle pour exister, c'est le sujet de la partie 2

Partie 2: Là où j'essaie de comprendre sur quoi on peut se baser pour créer une épreuve.

JE VAIS M OCCUPER DE LA DEUXIEME PARTIE PLUS TARD PAR EDIT
POUR L INSTANT JE VAIS JUSTE METTRE LE SOMMAIRE DE CE QUE JE COMPTE FAIRE DEDANS, JE VEUX VOS RETOURS A TOUT MOMENTS QUE VOUS JUGEZ PERTINENTS


SOMMAIRE TEMPORAIRE

A)THEORIE DU SUPPORT DE L'EPREUVE COGNITIF (anticipation/mémoire/calcul/ maîtrise du language) VS LOI PHYSIQUE (sport / équilibre / dextérité / reflexe) VS LOI ARTIFICIELLE (HC, mini jeu video, anticipation)

B)PLEIN D EXEMPLES D EPREUVE (QUE JE CREE OU QUE JE TIRE DES RARE JDR DONT JE CONNAIS LA BASE) QUE JE DECORTIQUE A L'AIDE DE LA THEORIE DU SUPPORT

C)EPILOGUE: L EPREUVE IDEALE, RÊVE
Modifié en dernier par Maitre de l'asthme le mar. 2 mai 2017 07:55, modifié 2 fois.
Pour se sentir vertueux... Jamais vraiment l'être

Valentin T.
Prénom :

Re: Reflexion sur les épreuves ludiques 1.0

Message par Valentin T. » lun. 1 mai 2017 08:05

Quelques remarques préliminaires donc :

- Il me manque des éléments de contexte pour bien comprendre ta réflexion : Quel est ton objectif pratique avec cet article ? Que veux-tu qu'il permette, pour qui ? Quelle thèse est-ce que tu défends ?

- C'est difficile de t'aiguiller dans ta réflexion avec le style télégraphique, je n'arrive pas à bien rentrer dans la logique de ton texte.

- Je te suggère d'écrire ton article en limitant le vocabulaire technique, si possible. N'hésite pas non plus à faire des formulations les plus simples et les plus claires possibles.

Quelques exemples qui vont dans ce sens :
Maitre de l'asthme a écrit :
sam. 29 avr. 2017 14:15
Donc une entité qui renvoie au moins une valeur booléenne (c'est à dire un oui ou non logique {besoin de détails ou c'est ok comme ça?}) qu'on décide d'utiliser pour statuer un élément de la fiction.
Une proposition de formulation : "Une épreuve est une mécanique de jeu qui permet de connaître l'issue d'une situation."
Maitre de l'asthme a écrit :
sam. 29 avr. 2017 14:15
le hasard contrôlé (abréviation HC à partir d'ici) c'est tout artifice qui nous permet d'avoir une statistique précise pour effectuer un test logique. Pas très clair donc.[aidez moi à reformuler ça sans perdre d'information svp]
Une proposition de formulation : "J’appelle Hasard Contrôlé, ou HC, l'utilisation du hasard dans une épreuve avec la possibilité de calculer les probabilités de réussite (un jet de dés, un tirage de cartes, etc...)."
Maitre de l'asthme a écrit :
sam. 29 avr. 2017 14:15
C'est à dire que, une fois l'épreuve crée, elle passe par le prisme de subjectivité des joueuses:
Est-ce que l'expression "prisme de subjectivité" est essentielle pour comprendre ton argumentation ?

- Dans ton constat 1 et 2, tu affirmes que taper avec une épée factice est ridicule et contre-immersif. Il va falloir nous expliquer, parce que tu es en train de "constater" que le jeu de rôle grandeur nature est ridicule et contre-immersif.

- Tu dis :
Maitre de l'asthme a écrit :
sam. 29 avr. 2017 14:15
une épreuve c'est toujours l'entité qui permet de statuer sur un élément de la fiction, et elle admet par construction un décalage esthétique et conceptuel par rapport à la fiction.
Je trouve que le "par construction" est contestable. C'est toi qui fais des constats (qui eux sont contestables, voir plus haut) sur la nature des épreuves.

- Quoiqu'il en soit, je pense apercevoir le fond de ta réflexion, et je suis très intéressé de voir à ça mène !

Maitre de l'asthme
Prénom : Jules
Localisation : Lyon

Re: Reflexion sur les épreuves ludiques 1.0

Message par Maitre de l'asthme » mar. 2 mai 2017 07:44

Merci encore pour tes retours valentin, tu m'aides à rendre ma pensée plus digeste et j'ai effectivement été un peu rapide sur certains point/constat et flou sur mes intentions, je prends en compte merci encore!
PS: je vais faire les modification par édit, j'attendrai d'avoir terminé la version 1 pour proposer une version 2
Pour se sentir vertueux... Jamais vraiment l'être

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